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Lutte biologique contre le cynips du châtaignier en France

Lutte biologique classique contre le cynips du châtaignier en France

Le projet de lutte biologique contre le cynips du châtaignier en France

Présentation des principaux objectifs de ce projet financé dans le cadre du plan Ecophyto 2018....

Signalé pour la première fois en France en 2005 puis 2007 dans les Alpes-Maritimes, le cynips du châtaignier a atteint d'importantes zones de production castanéicole (Ardèche, Corse, Var) en 2010 avant de coloniser la quasi-totalité du bassin de production les années suivantes.

Extension des foyers de cynips du châtaignier en France

Extension des foyers de cynips du châtaignier en France

A la suite de l'arrivée de ce ravageur majeur dans les principales zones de production, un initiative nationale de lutte contre le cynips a été mise en place en 2010 sous l'impulsion de la Chambre d'Agriculture de l'Ardèche. Au sein de ce comité de pilotage qui regroupe de nombreux partenaires, un groupe de travail animé par l'équipe "Recherche et Développement en Lutte Biologique" (RDLB) de l'INRA PACA (UMR Institut Sophia Agrobiotech, Sophia Antipolis) a été constitué en vue de coordonner la mise en place de la lutte biologique au niveau national.

Les recherches en lutte biologique classique pouvant permettre de simultanément optimiser le contrôle du ravageur et comprendre les déterminants des processus évolutifs (Borowiec et al., 2011), ce projet s'articule autour d'enjeux agronomiques et scientifiques.

L'objectif principal est évidemment de contrôler durablement et efficacement les populations de cynips du châtaignier grâce à l'introduction de Torymus sinensis en France (métropolitaine et Corse) dans les vergers de production mais également dans les milieux forestiers. Ces derniers s'avèrent d'ailleurs importants puisqu'ils permettront une dispersion naturelle optimale de l'auxiliaire.

Les opérations de lutte biologique classique (et notamment la primo-introduction d'auxiliaires exotiques) offrent un cadre unique pour étudier la biologie des populations introduites (Fauvergue et al., 2012). Parmi les différents facteurs qui pourraient permettre d'identifier les causes des succès/échecs de l'installation de ces populations introduites, la pression de propagule est le plus souvent mentionnée. Un autre objectif du projet est ainsi de tester l'effet de différentes modalités de pression de propagule sur la dynamique d'installation de l'auxiliaire (Borowiec et al., 2013). A noter que les résultats obtenus ici pourraient être utilisés pour optimiser la redistribution géographique de T. sinensis.

Un autre objectif du projet est de documenter les éventuels effets non-intentionnels du cynips  du châtaignier et de T. sinensis sur les communautés indigènes (cynips du chêne notamment).

Références utiles

Borowiec N., Thaon M., Brancaccio L., Warot S., Vercken E., Fauvergue X., Ris N. & Malausa J.C. Classical biological control against the chestnut gall wasp Dryocosmus kuriphilus (Hymenoptera, Cynipidae) in France. Plant Protection Quarterly

Borowiec N., Fleisch A., Kreiter P., Tabone E., Malausa T., Fauvergue X., Quilici S., Ris N. & Malausa J.C. (2011). Lutte biologique classique et insectes phytophages. Phytoma 647, 16-20.

Borowiec N., Thaon M., Brancaccio L., Warot S., Risso S., Bertoncello S., Quacchia A., Ris N. & Malausa J.C. (2013). Lutte biologique contre le cynips du châtaignier. Phytoma 662, 32-35

Fauvergue X., Vercken E., Malausa T. & Hufbauer R.A. (2012). The biology of small, introduced populations, with special reference to biological control. Evolutionary Applications 5, 424-443.