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1. Quand et comment évaluer l'état nutritionnel d'un malade atteint de cancer ? Comment faire le diagnostic de dénutrition et le diagnostic de dénutrition sévère chez un malade atteint de cancer ?

Nutrition chez le patient adulte atteint de cancer (recommandations SFNEP 2012)

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Chez les patients atteints de cancer, la perte de poids par rapport au poids antérieur (poids habituel ou poids de forme ou le poids le plus élevé dans les 6 mois) altère le pronostic. Une perte de poids de plus de 10 % en chirurgie et de plus de 5 % en oncologie médicale augmente le risque de survenue de complications post-opératoires, de toxicités de la chimiothérapie et de la radiothérapie, diminue la survie et altère la qualité de vie.

En conséquence, l’évaluation nutritionnelle doit être intégrée au dispositif d’annonce (avis d’experts). Selon le résultat de cette évaluation et le traitement oncologique programmé, une consultation spécialisée sera demandée. Dans tous les cas, des informations nutritionnelles adaptées à la pathologie du patient lui seront fournies (avis d’experts).

Il est recommandé de peser le patient à chaque visite et de tracer dans le dossier médical l’évolution de la perte de poids (notifier en pourcentage la différence entre le poids actuel par rapport au poids habituel ou au poids de forme ou dans les 6 mois qui précèdent le diagnostic ou le geste chirurgical) (grade B).

L’évaluation nutritionnelle du patient atteint de cancer comprend aussi le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC) qui, cependant, ne doit pas être utilisé seul par manque de sensibilité et de spécificité (grade B).

Chez les patients avec un troisième secteur (œdèmes, ascite), la mesure de la circonférence musculaire brachiale (CMB) peut compléter l’évaluation (avis d’experts).

La réduction des ingesta est un facteur majeur de dénutrition dans le cadre du cancer. L’évaluation systématique des ingesta est recommandée au minimum à l’aide d’une échelle analogique (EVA) (visuelle ou verbale) (grade C) et au mieux par une consultation diététique (avis d’experts).

L’hypoalbuminémie (< 30g/L) est un facteur de mauvais pronostic en chirurgie à risque élevé, cela de façon indépendante du statut inflammatoire. Il est donc recommandé d’intégrer l’albuminémie dans le bilan préopératoire (grade B). En oncologie médicale, le seuil d’hypoalbuminémie se situe à 35 g/L en tant que facteur pronostique. En cas de dosage d’albuminémie, il est recommandé de doser la protéine C réactive (CRP) qui est un facteur de morbidité associé (grade C).

En cas d’utilisation de score multidimensionnel de dépistage pour évaluer le statut nutritionnel, il est recommandé d’utiliser le subjective global assessment (SGA) ou le patient generated subjective global assessment (PG-SGA) ou le mini nutritional assessment (MNA) en gériatrie (grade B).