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Tenir compte des troubles du goût et de l'alimentation

Les traitements anticancéreux, en particulier la chimiothérapie, ont souvent des effets secondaires (nausées, vomissements, anorexie, inflammation, altération du goût et de l'odorat…) qui peuvent induire une perte d’appétit. Ces troubles peuvent conduire à la dénutrition. Pour en atténuer l’impact, des conseils spécifiques aux troubles observés sont à prendre en compte.

1. Troubles du goût et de l’alimentation et risque de dénutrition

Généralement, les traitements anticancéreux, en particulier la chimiothérapie, ont pour effets secondaires possibles des nausées, des vomissements, une anorexie (manque d’appétit), des inflammations de la bouche (mucites) ou de l’œsophage (oesophagites) qui peuvent être responsables de douleurs ou d’ulcérations (aphtes) et gêner pour avaler les aliments. Une altération du goût et de l’odorat (goût métallique, dégoût pour les odeurs fortes) peut induire une perte d’appétit. Un malade atteint d’un cancer sur deux déclare manger moins et présenter une modification du goût [1].

L’ensemble de ces troubles peut conduire à la dénutrition.

2. Conseils pratiques spécifiques des troubles observés

L’alimentation doit être adaptée au type de trouble présenté par le patient :

  • Nausées, dégoûts : éviter les aliments trop chauds ou trop épicés et à odeur forte. Privilégier les aliments froids. Faire 4 ou 5 repas plus petits ou rajouter des collations entre les repas est particulièrement nécessaire.
      
  • Perte du goût : donner de la saveur aux aliments en ajoutant sel, sucre, citron ou épices.
      
  • Inflammation des muqueuses de la bouche et de l’œsophage : consommer des aliments mixés et onctueux (addition de sauces, crèmes, lait, laitages), et des aliments liquides et semi-liquides (crèmes, compotes, soupes enrichies). Eviter les aliments durs et les aliments acides ou piquants.
      
  • Diarrhée : éviter les légumes et les fruits crus, les laitages et les aliments très gras. Privilégier les carottes cuites, le riz, les pâtes, les bananes. Boire beaucoup d’eau.
      
  • Constipation : privilégier les fruits et légumes. Boire beaucoup d’eau (1 L à 1,5 L par jour).

En cas de perte de poids, voir aussi les conseils pratiques pour limiter les risques de dénutrition.

3. Référence

[1] Hébuterne X, Beauvillain de Montreuil C, Lemarié E, Michallet M, Goldwasser F. Effets des cancers sur l’état nutritionnel et la prise alimentaire : la perception des malades. Nutr Clin Metab 2007;21(Suppl 2):S39. [Résumé Elsevier DOI 10.1016/S0985-0562(07)78789-7]
 

Pour en savoir plus

 

  • Livret ''Conseils pour enrichir son alimentation'' CHU Nice 2008

    Livret "Conseils pour enrichir votre alimentation" CHU Nice 2008
    Réalisé par I. Besnard (diététicienne à l'Unité de Support Nutritionnel du Pôle digestif), validé par le CLAN et le Centre de Coordination en Cancérologie du CHU de Nice et par le CLC Antoine Lacassagne, financé et diffusé par le comité des Alpes-maritimes de la Ligue Nationale contre le cancer. Label SFNEP.

  • Ligue nationale contre le cancer. Alimentation et cancer. Comment s’alimenter pendant les traitements? Paris : Ligue nationale contre le cancer; Nov 2010. Disponible sur www.ligue-cancer.net.
  • Appendix A. Tips for managing nutrition impact symptoms [editorial]. In: Elliott L, Molseed LL, McCallum PD, editors. The clinical guide to oncology nutrition. 2nd ed. Chicago: American Dietetic Association; 2006. p. 241-245.