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L’absence de surpoids ou d’obésité et la prévention de la plupart des cancers

14 septembre 2016

Handbook prevention cancer CIRC surpoids obesite
© Fotolia/Michael Nivelet, 2016
Conclusions de l’évaluation par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC)

Contexte

En avril 2016, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a réuni un groupe d’experts internationaux afin de réévaluer les effets préventifs de l’absence d’une surcharge pondérale sur le risque de cancer. En effet, en 2002, un premier groupe de travail avait conclu qu’éviter la prise de poids diminuait le risque de certains cancers.*

Cette évaluation est basée sur la revue systématique de plus de 1000 études épidémiologiques, en majorité des études observationnelles. Les conclusions du groupe de travail ont été publiées par le CIRC le 25 août 2016. Le rapport correspondant présentant l’ensemble des données (Handbook of Cancer Prevention volume 16) sera disponible ultérieurement.

*IARC Handbooks of Cancer Prevention Volume 6: Weight and Physical Activity, 2002

Comment définit-on le surpoids et l’obésité ?

La surcharge pondérale (surpoids et/ou obésité) est estimée par l’indice de masse corporelle (IMC). L’IMC est défini comme le rapport du poids (kg) / taille au carré (m²). On parle de surpoids quand l’IMC est compris entre 25 et 29,9 kg/m² et d’obésité quand il est égal ou supérieur à 30kg/m².

Dans la population adulte vivant en France, la surcharge pondérale a augmenté depuis les années 1990, et cette progression a été encore plus notable pour l’obésité. Actuellement, près de la moitié des adultes sont en surcharge pondérale.

Huit nouvelles localisations de cancers liées au surpoids et/ou à l’obésité

La réévaluation des données :

  • confirme la diminution du risque des cancers du côlon-rectum (côlon en 2002),de l’œsophage (adénocarcinome**), du rein, du sein (après la ménopause) et de l’endomètre associée à l’absence d’une surcharge pondérale ;
  • conclut avec un niveau de preuve jugé suffisant que l’absence de surcharge pondérale est également associée à la diminution du risque de huit nouvelles localisations de cancer : l’estomac (cardia***), le foie, la vésicule biliaire, le pancréas, les ovaires, le méningiome, la thyroïde et le myélome multiple.

**Partie basse de l’œsophage.
***Partie supérieure (proximale) de l’estomac au contact de l’œsophage.

Le groupe de travail a aussi examiné les données sur l’excès de poids chez les enfants et les adolescents/jeunes adultes et le risque de développer un cancer à l’âge adulte. Pour plusieurs localisations de cancer, notamment le côlon et le foie, les résultats sont identiques à ceux observés chez l’adulte.

Autres évaluations

Il est à noter que des niveaux de preuve pour le surpoids et/ou l’obésité ont été établis, par ailleurs, par le World Cancer Research Fund (WCRF) et l’American Institute for Cancer Research (IACR), ainsi que par l’Institut National du Cancer (INCa).

  • WCRF/AICR (2010-2016) : les niveaux de preuve ont été jugés convaincants ou probables pour l’association entre la surcharge pondérale et l’augmentation du risque de cancer du sein (après la ménopause) (2010), du côlon-rectum (2011), du pancréas (2012), de l’endomètre (2013), de la prostate (stade avancé) et des ovaires (2014), du rein, de la vésicule biliaire et du foie (2015), de l’estomac (cardia) et de l’œsophage (adénocarcinome) (2016), représentant ainsi 11 localisations de cancer.
  • INCa (2015) : les niveaux de preuve ont été jugés convaincants ou probables pour l’association entre la surcharge pondérale et l’augmentation du risque de cancer de l’œsophage, du côlon-rectum, du pancréas, du foie, de la vésicule biliaire, du rein, du sein (après la ménopause), de l’endomètre, des ovaires, de la prostate (stade avancé), et des lignées hématopoïétiques (lymphome hodgkinien et non hodgkinien, leucémie, myélome multiple), représentant 14 localisations de cancer.

Bien que les conclusions du CIRC soient formulées différemment, elles sont cohérentes avec ces niveaux de preuve.

Conclusion

Ainsi, cette nouvelle évaluation confirme que le maintien d’un poids de santé réduit le risque de la plupart des cancers. La surcharge pondérale est un facteur de risque sur lequel il est possible d’agir. La réduction du surpoids et/ou de l’obésité est notamment favorisée par une alimentation équilibrée et diversifiée et la pratique d’une activité physique régulière.