En naviguant sur notre site vous acceptez l'installation et l'utilisation des cookies sur votre ordinateur. En savoir +

Menu Logo Principal

Inra Productions Animales

L’insémination artificielle chez la poule. Bases physiologiques et maîtrise du taux de fécondation

INRA Prod. Anim., 2 (3), 197 - 203.

J.P. BRILLARD, M. de REVIERS

INRA Nouzilly Station de recherches avicoles, 37380 Monnaie

Résumé 

Chez la poule, l’insémination artificielle, exigeante en main d’oeuvre (+ 1,5 UTH par 10 000 reproductrices) et en investissements (+ 10 à 25 %, surtout dûs aux batteries de cages), n’en permet pas moins une réduction significative (- 8 à 10 %) du prix de revient des poussins qui, par ailleurs, sont souvent de meilleure qualité (vigueur et poids à l’éclosion, état sanitaire, vitesse de croissance). Elle connaît donc un regain d’intérêt chez les reproductrices de type chair. L’insémination artificielle permet en effet de réduire le nombre des coqs (2 à 4 pour 100 poules au lieu de 8 à 12 en reproduction naturelle) d’augmenter, pendant la seconde moitié de la période de reproduction, le taux de fécondation des oeufs, d’élever séparément les reproducteurs des deux sexes avec un éclairement et une alimentation adaptés à leurs besoins spécifiques. Des cages collectives (femelles) ou individuelles (mâles) autorisent un rationnement alimentaire plus strict qu’au sol et l’élimination progressive des animaux les moins productifs. Mais la réussite de l’insémination artificielle suppose qu’il y ait collecte fréquente du sperme (1 par jour), ajustement des nombres de spermatozoïdes (100 à 200 millions par dose) et de l’intervalle entre inséminations (en moyenne 7 jours) suivant l’âge et l’origine génétique des poules. De plus, la mise en place du sperme doit être faite pendant la période favorable du cycle ovulatoire, c’est-à-dire au moins 4 h avant ou 4 h après l’oviposition, en raison des contractions utérines qui accompagnent cette dernière et limitent les quantités de spermatozoïdes stockés dans les glandes utérovaginales. Cette réussite nécessite aussi un personnel qualifié, motivé et apte à persévérer dans un travail répétitif et à cadence élevée (par exemple 1 500 inséminations/ jour/personne pendant 40 semaines de suite...).

Documents à télécharger