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Dernière mise à jour : Mai 2018

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AgriBEA-Bien-Etre-Animal

Réseau Agri Bien-Etre Animal

(AgriBEA)

Lettre n°12 - Décembre 2001

Au sommaire : 1. Compte-rendu du séminaire du 5 Décembre 2001 "Sciences humaines et sociales" organisé par Florence Burgat. 2. Europe 3. Projets AgriBEA 4. A vos agendas!

Compte-rendu du séminaire du 5 Décembre 2001 "Sciences humaines et sociales" organisé par Florence Burgat.

Nous avons clos notre troisième année d'animation scientifique par un séminaire réunissant philosophes, femmes de droit, historiennes de l'art qui devant une cinquantaine de personnes ont traité respectivement de la question du fondement des sciences du vivant, de la notion de bien-être animal dans la législation française ou de la place de l'animal dans la peinture française du XIXème siècle. Ce séminaire a été l'occasion d'une rencontre entre les sciences sociales et humaines d'une part et les sciences biologiques d'autre part qui a été appréciée par tous.

Jacques Dewitte (philosophe, attaché à l'Université technique de Berlin) a présenté un exposé (Une autre science du vivant est-elle possible ?) centré sur la question du fondement des sciences en général, et des sciences du vivant en particulier. Le " phénomène de la vie " peut-il se ramener aux phénomènes physiques ? L'article de Edmund Husserl, " La philosophie comme science rigoureuse " (1911), qui a notamment pour cibles le naturalisme et la psychologie expérimentale, dont il est le fondement (réduction du fonctionnement et de la compréhension du vivant à des lois physiques), a constitué la référence principale de la critique. C'est au problème du statut ontologique des objets de connaissance, déjà soulevé par Kant dans la Critique de la raison pure, que renvoie ce débat : il y a une différence ontologique entre les phénomènes physiques et les phénomènes psychiques. S'agissant de ces derniers, l'introduction par Brentano, à la fin du XIXème siècle, et son développement par Husserl, du concept d'intentionnalité (toute conscience est conscience de quelque chose : la conscience est essentiellement une visée, elle constitue ses objets), a bouleversé la conception de la psychologie. La conséquence principale d'un point de vue épistémologique est que le scientifique doit d'abord faire porter sa réflexion sur la nature des objets auxquels il a affaire : la notion de régionalité ontologique (il y a différents types d'êtres) est un préalable à toute recherche ; il convient déterminer la méthode d'observation appropriée à chaque type d'être. En d'autres termes, il s'agit de parvenir à un pluralisme épistémologique ancré dans le régionalisme ontologique.

Dans le prolongement de l'exposé précédent, qui a montré sur quels fondements ontologiques la phénoménologie a conduit sa critique du naturalisme, Georges Thinès (éthologiste, Professeur honoraire à l'Université de Louvain) a poursuivi la réflexion sur les apports de la phénoménologie dans le champ des sciences du comportement, à partir de l'œuvre de Frederik Buytendijk (La perspective phénoménologique est-elle utile aux sciences du comportement ?). Il est notable que des physiologiques se soient tournés vers la phénoménologie - la philosophie de Husserl - pour repenser la question du comportement, celle du monde, de la situation, de la disposition affective, du rapport aux objets environnants, de l'intentionnalité s'agissant des animaux, et ce en fonction de leur appartenance spécifique. Dès les années 30, ce courant de l'éthologie phénoménologique (et de l'éthologie comparée pour ce qui concerne Buytendijk) se caractérise par la mise en évidence de la distinction fondamentale qui sépare le comportement de la physiologie : on ne peut parler du comportement en se limitant aux mécanismes physiologiques. Dans son ouvrage sur les fondements de la psychologie (Du sens des sens), Erwin Straus montre en quoi la réflexologie, et plus largement la psychologie objective, constitue un accomplissement tardif du cartésianisme : une réification et une atomisation de l'expérience vécue qui rend impossible la compréhension du comportement comme action signifiante. Tous les actes sont intentionnels, et c'est contre l'approche mécaniste du comportement que s'inscrit ce courant, pour le dire rapidement.

Sonia Desmoulin (doctorante en droit, chargée de travaux dirigés à l'Université de Paris I) a traité de l'émergence de la notion de bien-être animal, dans la législation française. Il convient tout d'abord de bien distinguer, d'un point de vue juridique, les notions de protection des animaux et de bien-être animal. Cette dernière est directement liée aux systèmes d'élevage ; elle apparaît à leur propos à partir des années 1960 en droit britannique, sous la pression des associations de défense des animaux. C'est via la transcription nationale des textes européens qu'elle s'est introduite dans la législation française. Il apparaît que la récurrence de la notion de bien-être ne se traduit pas par un contenu effectif : à sa portée potentielle forte ne correspond qu'une portée juridique très limitée. Il est frappant de voir, dans une perspective de l'histoire de ce concept, que s'il a gagné du terrain en droit européen, il n'en est pas de même en droit français dans lequel il n'apparaît que lors de la transcription des textes communautaires. Par ailleurs, le bien-être a d'abord été couplé à la santé (sécurité des aliments) avant de se voir lié aux conditions d'élevage, donc au traitement des animaux. Le législateur, dans son embarras, s'est tourné vers la définition adaptative du bien-être. Si l'intérêt de cette définition tient dans les indicateurs qu'elle fait valoir (mesures du bien-être), elle présente l'inconvénient de finalement passer à côté de la portée potentielle forte de la notion de bien-être. C'est-à-dire qu'au lieu de conduire à repenser les systèmes d'élevage (qui ont conduit à son introduction, à des fins critiques, en droit européen), elle conduit finalement à des aménagements des systèmes existants, sur la base de la notion d'adaptation. Ainsi, le bien-être perd tout contenu propre et toute force critique. Enfin, parler de bien-être, c'est à dire d'une sorte de surcroît, signifie implicitement que les conditions de vie des animaux d'élevage ne sont mauvaises, mais qu'elles pourraient être améliorées. Quelle est finalement la portée juridique d'un concept qui, pour présent qu'il soit, n'est guère défini que manière négative ?

Il difficilement possible de résumer la dernière intervention qui a porté sur le peintre et l'animal dans la peinture française au XIXème siècle. Elisabeth Hardouin-Fugier (historienne de l'art, Professeur des universités) a présenté, à partir d'une cinquantaine d'images, une typologie des différentes figures animales. L'histoire des mentalités permet de dégager des catégories : les animaux du sexe fort, ceux du sexe faible, les animaux des fabulistes, des romantiques… Cette étude conduit à faire le constat d'une rupture, à la fin du XIXème siècle, d'un ordre pictural établi depuis des siècles. Celle-ci répond à une évolution du regard porté sur les animaux.

Europe

La seconde réunion du comité de gestion du COST 846 vient d'avoir lieu du 17 au 19/01/02, à Gironna (Espagne). Nous vous rappelons que ce COST (présidé par H. Blokhuis et B. Jones) est constitué de deux groupes de travail: WG1 - Measuring welfare (anim. I. Veissier) et WG2 - Monitoring welfare (anim.: R. Geers). Les représentants officiels de la France dans ces deux groupes sont respectivement M.C. Salaün et I. Veissier pour le WG1 et C. Arnould et J. Capdeville pour le WG2. Ces représentants ont pour tâche de diffuser l'information, d'identifier les personnes de leur pays les plus compétentes pour participer aux réunions de travail (réunions plénières d'un WG ou task forces), stimuler les échanges par le biais des 'Short Term Scientific Missions' (STSM).

Les task forces actuelles et leurs coordinateurs sont :

- pour le WG1 : human-animal interactions (S. Waiblinger), Fear tests (B. Forkman) Heart rate and heart rate variability (W. Schouten), HPA-axis (M. Korte), Intrecalibration of assays (P. Mormède).

- pour le WG2 : les Task forces sont réparties par espèce: Cattle & Buffalo (C. Winckler), Pigs (A. Velarde), Poultry ( C. Arnould) ; une task force est dédiée à l'utilisation des outils développés (D. Main).

Les STSM sont des visites entre laboratoires, les déplacements (à l'étranger) peuvent être subventionnés jusqu'à 1500 Euros à condition qu'ils rentrent dans les objectifs d'un WG. Vous pouvez participer à une Task Force ou bénéficier d'une STSM. Pour cela, contactez un représentant dans le WG correspondant.

Projets AGRIBEA

En juin 2001, une 5ème action AGRIBEA était proposée : la création d'un réseau sur les indicateurs de bien-être. A ce jour personne ne s'est manifesté pour coordonner ce réseau. De plus, bien que nous ayons tous des questions ou résultats concernant les outils qui peuvent servir à apprécier le niveau de bien-être des animaux, les forces vives d'AGRIBEA sont déjà fortement engagées dans les autres projets. Il serait cependant souhaitable de mettre en commun nos expériences afin de résoudre des questions techniques ou de validation des indicateurs. Ceci fait intégralement partie des objectifs du COST. Or les Français ont des difficultés financières à participer à ce COST du fait de la limite de 2 personnes par pays remboursés par l'UE à chaque réunion. I. Veissier se propose de coordonner le réseau indicateurs d'AGRIBEA (à moins qu'un repreneur ne se manifeste!), d'intégrer nos travaux dans la réflexion du COST et d'utiliser le financement du réseau (7500 Euros) pour soutenir notre participation au COST (réunion préparatoire en France ou réunion COST à l'étranger).

Ouvrages

Parution d'un ouvrage s'intitulant " Coping with Challenge ; Welfare in Animals including Humans ". L'éditeur est le très célèbre D.M. Broom et il est publié au Dahlem University Press à Berlin (ISBN 3-934504-09-04). Cet ouvrage réunit 21 interventions et résumés de tables rondes de la conférence Dalhem éponyme qui a eu lieu du 12 au 17 Novembre 2000. La page de couverture représente la vision populaire de la météorologie atmosphérique à la fin du 19e siècle , illustrée par Camille Flammarion, et qui a certainement valeur de métaphore pour la confusion qui entoure la notion de " coping " depuis son appropriation par les scientifiques du bien-être animal.

A vos agendas !

Séminaires AGRI bien-être animal

25 Mars 2002: Paris (orga. : J. Servière).

" La Douleur" à la FIAP; 30, rue Cabanis, 75014 Paris. Salle Van Gogh . Voir le programme complet à la rubrique animation scientifique de ce site. Si vous comptez participez à ce séminaire, avisez J. Servière (jacques.serviere@jouy.inra.fr) SVP. Merci

Une liste de congrès sur le bien-être pour l'année 2002 est aussi disponible sur notre site à la rubrique colloque.

Le comité de coordination : I. Veissier, R. Dantzer, F. Lévy