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Dernière mise à jour : Mai 2018

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AgriBEA-Bien-Etre-Animal

Réseau Agri Bien-Etre Animal

(AgriBEA)

Lettre n°13 - Avril 2002

Au sommaire : 1. Compte rendu du séminaire du 25 Mars 2002, Paris " La Douleur" organisé par Jacques Servière 2. Europe 3. DGAL 4. A vos agendas!

Attention dernière minute!

Un projet de thèse avec financement est proposé par l' Inra de Clermont-Ferrand/Theix/Lyon. Equipe Adaptation et Comportements Sociaux, Unité de Recherches sur les Herbivores. 63122 St Genès Champanelle.

TITRE : PROCESSUS COMPORTEMENTAUX IMPLIQUES DANS LA PERCEPTION DE L'HOMME PAR L'ANIMAL CHEZ LES HERBIVORES D'ELEVAGE

Les personnes intéressées, titulaires d'un DEA en sciences du comportement ou d'une équivalence, doivent rédiger un CV et une lettre de motivation à adresser avant le 15 juin à I. Veissier (veissier@clermont.inra.fr). Vous pouvez également contacter I. Veissier, X. Boivin (jusqu'au 31 mai) ou A. Boissy pour tout renseignement complémentaire (tél. : 047362 4098, 4702, 4298).

Compte rendu du séminaire du 25 Mars 2002, Paris " La Douleur" organisé par Jacques Servière

Partant d'un exemple de chirurgie vétérinaire courante, la castration, la question de la douleur animale a été posée par J. Servière. Une revue des pratiques d'élevage pour lesquelles existe une forte suspicion d'induction de " douleurs " a servi à présenter les définitions couramment proposées pour les concepts de nociception, douleur et souffrance.

Dr E.Pichard-Léandri, (service anti-douleur de l'Institut Gustave Roussy) a présenté ses travaux sur le comportement douloureux du jeune enfant. L'intérêt de cette approche pour les membres du réseau Agri Bien-Etre tient au fait que dans de nombreux cas, le jeune patient ne s'exprime pas directement, il est dit non communicant (verbal) ; cette difficulté est à rapprocher de celle rencontrée dans l'interprétation du comportement de l'animal. La présentation a été centrée sur des douleurs neuropathiques (douleurs dues à un dysfonctionnement du système nerveux sans présence nécessaire de lésion du sytème nerveux lui même) pour lesquelles il n'y a pas d'échappement. Les échelles classiques d'évaluation de la douleur étant insatisfaisantes, d'autres modalités d'examen clinique furent mises au point : l'installation d'une situation "d'homéostasie affective", la nécessité de mener l'examen en tandem (le médecin mène " l'interrogatoire " pendant qu'un psychologue observe le déroulement de l'examen), l'enregistrement vidéo. L'accent a été mis sur l'importance de paramètres comportementaux tels que le regard, la tonicité posturale ou son absence, l'expression par les dessins. A plusieurs reprises, le Dr Prichard a proposé d'établir certains ponts avec l'observation du comportement animal.

Richard Bandler, (neurophysiologiste de Université de Sydney) a présenté un travail intitulé où localisons nous la douleur dans le cerveau ? Partant de l'existence de deux types de réponses comportementales, la fuite ou la lutte ("active/passive coping"), R. Bandler s'est attaché à analyser l'organisation des ensembles neuronaux qui sous tendent et organisent ces réponses distinctes. C'est au niveau du tronc cérébral (la substance grise péri-acqueducale) que sont situés deux ensembles cellulaires correspondant chacun à l'induction de ces deux comportements. Plus qu'à partir de l'origine du stimulus nociceptif, c'est en fonction de la signification du stimulus -c'est à dire de la "finalité de réponse" (possibilité ou non d'échapper) - que s'organisent les activations de ces deux ensembles cellulaires. Des modèles étudiant les conséquences neurophysiologiques (modifications du sommeil) ou comportementales (postures, effets sur les interactions sociales) de l'induction de douleurs chroniques furent présentés. La conclusion insista sur la nécessité d'ouvrir sur l'étude des substrats neurologiques contrôlant la dimension émotionnelle de la douleur chez l'animal selon qu'elle est associée ou non à la possibilité d'échapper aux stimuli nociceptifs.

Frédéric Nagy, (neurophysiologiste, Institut François Magendie Bordeaux) a présenté ses travaux sur les mécanismes de la sensibilisation spinale à la douleur. Si la douleur aiguë se recoupe précisément avec la nociception et possède valeur d'alerte, les propriétés de plasticité des neurones des cornes dorsales de la moelle aboutissent à mettre en place des mécanismes cellulaires traduits par l'allodynie (sensation douloureuse induite par un stimulus qui, en situation " normale ", n'induit pas cette sensation), l'hyperalgie (exacerbation des messages nociceptifs) ou l'apparition de douleurs chroniques. L'exposé a été centré sur l'analyse in vitro des processus qui sous-tendent le basculement vers cette forme de sensibilisation exprimée au plan électrophysiologique par une élévation de l'activité spontanée, une augmentation de la réponse aux afférences primaires et l'apparition de post-décharges prolongées dans le temps. Les stimuli intenses, durables ou répétés font apparaître ces décharges prolongées dans les neurones médullaires. Glutamate et GABA sont les médiateurs régulant le basculement vers ce type de réponse. Les canaux calciques de type a-1C ou a-1D jouent sur le contrôle des propriétés de décharge électrique ou l'expression des gènes précoces induits dans la sensibilisation à long terme. Ces données débouchent sur l'analyse de l'action thérapeutique des anti-dépresseurs dans les douleurs persistantes.

Denis Ardid, (neuro-pharmacologue, Faculté de Pharmacie, Clermont Ferrand) a présenté une revue comparative des tests utilisés dans l'analyse éthologique de la pharmacologie de la douleur. Les modèles de douleur utilisés pour la mise au point d'analgésiants ont été évalués de manière critique : ces modèles restent souvent étrangers à la clinique et les comportements sont éloignés des possibilités effectives de réponse inscrites dans le répertoire de l'espèce. Les données de l'éthologie font apparaître que c'est plutôt en étudiant l'altération des rythmes quotidiens, les déficits d'attention à l'environnement ou les baisses de performance d'apprentissage qu'il deviendra possible de préciser la nature des modifications induites expérimentalement. Dans cette perspective, la quantification des effets d'analgésiants, d'anti-inflammatoires ou d'anti-dépresseurs pourra s'envisager vis à vis de l'application en clinique vétérinaire.

David le Breton, (Pr. de Sociologie, Université M. Bloch Strasbourg) a présenté une approche anthropologique de la douleur. Chez l'Homme, ce n'est pas le corps qui souffre mais l'individu dans son entier, immergé dans un environnement social, historique et culturel. Citant G. Canguilhem " bien plus qu'il ne reçoit ou subit la douleur, l'Homme fait sa douleur comme il fait une maladie ou comme il fait un deuil", D. le Breton a rappelé que la douleur s'inscrit sur l'axe subi/accepté. Cette proposition est venue faire écho aux données montrant l'existence d'une partition topographique des activations selon que l'animal peut (actif) ou ne peut (passif) pas agir pour échapper au stimulus nociceptif. Chez l'Homme, c'est le contexte d'application de la douleur qui détermine sa signification. Dans le cas d'une épreuve volontairement choisie, il va être possible de "rester dans la douleur". C'est ce qu'évoquent les rites de passage réintroduits par certains jeunes qui s'infligeant le "séisme de la douleur" pour atteindre à une "signification supérieure". La souffrance, pour sa part, apparaît lorsque la douleur est infligée par un "autre", c'est le cas de la maladie ou de la torture. On se retrouve alors dans un processus de dépersonnalisation qui peut aboutir à la destruction de l'identité du sujet.

La discussion finale, menée au plan éthique par B. de Montéra (philosophe), a été recentrée sur les préoccupations du groupe. L'accent fut mis sur un point central, celui de la "liberté" revendiquée par rapport à la souffrance : peut on laisser à l'animal d'élevage une forme de choix? Cette question débouche sur des aspects pratiques : est-on libre dans la nature quand il y a des prédateurs ou pas de nourriture en hiver ?…

Diverses interventions, dont celle de C. Baudoin (éthologiste, Paris), nous ont finalement amenés à poser une série d'objectifs :
  • tenter d'aborder le "point de vue de l'animal " : la possibilité de choisir une action donnée dans une palette de comportements permettra-t-elle d'atteindre une sensation de protection?

  • relire les étapes marquantes de la vie en élevage en s'efforçant d'accéder à la "signification" que l'animal peut attribuer à un événement donné via l'observation des modifications du comportement, y compris social. Dans cette démarche, il ne faudrait toutefois pas oublier que l'altération de la santé va contre l'intérêt de l'animal et, par exemple, que certains retours à l'élevage extensif ne vont pas nécessairement de pair avec un "mieux être".

  • apprendre à mieux discerner les signes de douleur : si l'analogie stricte avec l'Homme ne permet pas d'avancer efficacement, on sait mieux repérer les signes de douleur en s'aidant de la clinique humaine.

L'ensemble des interventions, augmentée de quelques articles portant sur l'approche de situations d'élevage précises posant problème vis à vis de la nociception/douleur sera rassemblé dans un ouvrage dont nous espérons qu'il pourra être publié par Inra-éditions.

Europe

Pour poursuivre l'action engagée avec le COST 846, le comité exécutif ( H. Blokhuis, B. Jones, R. Geers et I. Veissier) souhaite envoyer une manifestation d'intérêt auprès de l'Union Européenne. Dans l'état actuel des réflexions, seraient proposés :

- la constitution d'un réseau d'excellence sur le thème de la mesure du bien-être animal (ou plus généralement sur le bien-être animal)

- un projet intégré sur l'évaluation en ferme plus finalisé, devant déboucher sur des outils "prêts à l'emploi" (le texte que H. Blokhuis a fait circuler au sein du comité de management du COST vous avez été envoyé par courriel du 2 mai)

Ces manifestations visent surtout à véhiculerl'idée que le bien-être animal devrait être affiché plus clairement dans l'appel d'offre qui va être publié d'ici la fin de l'année. D'autres manifestations d'intérêt sont en préparation pour différentes espèces (porc, volalilles, bovins), en dehors du réseau COST. A notre connaissance, ces dernières portent plutôt sur la mise au point de systèmes d'élevage qui garantissent à la fois le bien-être, la protection de l'environnement, la santé du consommateur....

DGAL

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DGAL du 3 AVRIL 2002 AYANT POUR OBJET LA PREPARATION DE L'APPEL D'OFFRE POUR LES FINANCEMENTS DE RECHERCHES EN BIEN-ETRE ANIMAL

Comme les années précédentes, la DGAL devrait disposer d'un budget pour soutenir de nouvelles actions de recherches répondant aux questions soulevées lors de l'élaboration des règlements de protection des animaux d'élevage. Les programmes déjà acceptés et en cours ne sont pas pour autant remis en cause. Il n'y aura vraisemblablement pas d'appel d'offre formalisé mais un rapport sur les conclusions de la réunion du 3 avril qui devrait être connu début mai.

Les projets peuvent porter sur tous les éléments utiles aux décideurs : analyses biologiques (épidémiologiques et expérimentales, dans différentes disciplines santé, comportements,…), analyses de l'existant (pratiques d'élevage), conséquences économiques des contraintes " bien-être "… Pour plus de précisions voir le courriel du 9 avril 2002

Les dossiers doivent être déposés auprès de la DGAL au plus tard le 15 juin 2002. Aucune recommandation n'est donnée pour leur écriture si ce n'est qu'ils doivent avoir au maximum 5 pages et une annexe financière. Les dossiers seront lus par trois rapporteurs, leur évaluation finale devrait se faire au cours de la réunion du groupe de travail prévue le 9 juillet. Les dossiers devraient clairement identifier non seulement les hypothèses scientifiques en tenant compte de l'existant mais également les cibles de diffusion. Ll'objectif principal de ces travaux est d'apporter des éléments qui pourront être mobilisés lors de l'élaboration des rapports scientifiques de l'Union européenne. La publication dans des revues scientifiques à comité de lecture (si possible en anglais) doit donc être intégrée parmi les objectifs à atteindre. Le rapport d'étude doit au moins proposer un résumé an anglais.

A vos agendas !

Séminaires AGRI bien-être animal

Le séminaire sur l'hédonisme et l'anhédonisme aura lieu en Septembre 2002 à une date à déterminer par l'organisateur de ce séminaire, A. Boissy.

Une liste de congrès sur le bien-être pour l'année 2002 est aussi disponible sur notre site à la rubrique colloque.

Pour l'année 2003, UFAW organise un symposium intitulé «Science in the service of animal welfare», 2-4 Avril 2003, à Edinburgh. contact: scioff@ufaw.org.uk.

Le comité de coordination : I. Veissier, R. Dantzer, F. Lévy