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Dernière mise à jour : Mai 2018

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AgriBEA-Bien-Etre-Animal

Réseau Agri Bien-Etre Animal

(AgriBEA)

Lettre n°15 - Janvier 2003

Sommaire : 1. Compte rendu du séminaire du 8 Janvier 2003, à l'Inra, Paris, " Violence et non-violence envers les animaux ", organisé par Florence Burgat 2. Bilan 1999-2002 AgriBEA 3. Europe 4. Ouvertures de postes 5. A vos agendas !

Compte rendu du séminaire du 8 Janvier 2003, à l'Inra, Paris" Violence et non-violence envers les animaux "organisé par Florence Burgat

Jean-Marie Muller (Directeur des études à l'Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits) :
"La non-violence dans la pensée de Gandhi "

L'idéologie de la violence s'appuie sur trois arguments : elle serait nécessaire, légitime et honorable. La pensée de Gandhi constitue une critique de cette idéologie. La non-violence est la traduction du terme sanskrit " ahimsâ " qui signifie " le non désir de la violence ". Il est faux de croire qu'il existe une culture de la non-violence en Inde, et Gandhi de ce point de vue est un hétérodoxe. Dans les textes hindous en effet, " tuer n'est pas tuer " dès lors que le tueur s'est défait de tout attachement au fruit de son acte. Il tuerait ainsi sans cependant en avoir le désir, ce qui suffit pour le laver de son acte. Tel est le premier recouvrement de la violence. Deuxièmement, l'acte de tuer est considéré comme une souillure (on n'est donc pas ici dans une problématique de la compassion : les brahmanes observent l'ahimsâ pour ne pas se souiller ; exemple : la pratique du végétarisme est ici fondé sur des bases dogmatiques, et non morales).

C'est grâce à la lecture des œuvres de Tolstoï (notamment Le Royaume de Dieu est en vous), que Gandhi va contourner la tradition hindouiste pour proposer une vision réformée de cette religion, sur des bases éthiques. Il opère, en quelque sorte, une " christianisation " de la Bhagavad-Gîtâ. On notera que Tolstoï lui-même était en rupture avec la doctrine de l'Eglise russe (dont il fut excommunié). Leur refus commun consiste à rompre avec la seule purification du désir (présente au XVIIème siècle, chez les casuiste français, et que Pascal fustige dans Les Provinciales), au profit d'une volonté de bienveillance envers tout ce qui vit. Chez Gandhi notamment, homme de l'action politique s'il en est, la non-violence n'a rien d'une utopie ; elle a, outre ses justifications morales et théoriques (mettre fin à l'imitation de la violence de l'autre qui reconduit indéfiniment la violence), ses techniques, ses réponses, ses voies propres pour répondre à la violence.

Florence Burgat (Philosophe, chargée de recherches à l'Inra) :

"L'extension du devoir de non-violence aux animaux dans la pensée de Gandhi. La question de l'élevage"

La question des impératifs induits par la conception gandhienne de la non-violence envers les animaux constitue un point négligé par les spécialistes de la pensée du Mahatma. C'est à restituer le caractère systématique, et important, de cet aspect de sa pensée que l'on s'est attaché.

Dans un premier temps, nous avons présenté les fondements théoriques du devoir de non-violence envers les animaux en général. La lecture critique élaborée par Gandhi du devoir de protection de la vache prôné par l'hindouisme aboutit à une réflexion générale sur le devoir de non-violence à l'égard des animaux, la vache devenant la représentante de l'ensemble de " la muette création ". Mais c'est à partir de cette lecture réformiste que Gandhi aborde le problème de l'élevage dans ses dimensions les plus pratiques. Quelles sont, dans le cadre de la non-violence, les limites qui doivent être posées à l'exploitation des animaux de rente ?

C'est à rien de moins qu'à construire un système d'élevage qui soit à la fois économiquement rentable et en conformité avec les principes éthiques universels qu'il dégage des religions (de l'hindouisme en particulier) que Gandhi a œuvré durant près d'une trentaine d'années. L'interdit de mise à mort est absolu, puisque non seulement Gandhi refuse l'élevage pour la boucherie, mais aussi l'abattage des animaux devenus inaptes à fournir les services qui leur sont demandés ; aussi s'est-il appliqué à élaborer un schéma de réorganisation de cette activité sur le plan national qui réponde à ces contraintes, moins contradictoires qu'il y paraît d'emblée. La révision, à la lumière de la non-violence, de cette activité ancestrale qu'est l'élevage, s'appuie certes sur des spécificités de la culture hindoue, mais aussi, bien loin du relativisme culturel ou religieux, sur des principes éthiques universels.

Renan Larue (Doctorant, université de Paris I) :

"Aperçu sur le végétarisme dans l'antiquité gréco-latine"

Quelles furent, chez les Anciens, les motivations des sectes et des écoles philosophiques pour adopter et prôner le régime végétarien ? Quels en étaient ensuite les enjeux ? Voilà le double point de départ de notre réflexion.

Si les Orphiques, dès le VIe siècle av. J.-C., déduirent de leur croyance en la transmigration des âmes la nécessité d'un régime non-carné, il semble que, rapidement, les considérations diététiques et surtout morales orientèrent le choix de philosophes comme Pythagore, Théophraste, Empédocle, Sénèque, Plutarque ou Porphyre. Diététiques, parce que la viande est supposée plus difficile à digérer que les végétaux. Morales, parce que la consommation de viande suppose des violences commises à l'égard des animaux.

Dans un système organisé à la fois socialement, politiquement et surtout religieusement autour du sacrifice sanglant de type alimentaire, les penseurs qui plaident la compassion à l'égard des bêtes occupent une situation marginale et contestataire. La Cité, en effet, avait, en la ritualisant, élevé la boucherie au rang de suprême acte de piété. Pour les végétariens, l'immolation est au contraire un crime contre les bêtes et contre la divinité. On le voit, le végétarisme des Anciens devra moins être envisagé en lui-même, qu'en lien avec ses nombreux et ambitieux présupposés.

Patrick Champagne (Sociologue, chargé de recherches à l'Inra)

"La gestion des risques : le cas de l'ESB"

L'affaire du sang contaminé, sur laquelle nous avons beaucoup travaillé, n'est pas sans lien, dans la structure de la gestion des risques d'une part, de la médiatisation d'autre part, avec celle de l'ESB.

Cette dernière crise apparaît dotée d'un précédent : le sang contaminé. La perte de confiance dans l'Etat s'affirme, avec des conséquences importantes ; les campagnes de presse jouent un rôle majeur dans l'exercice des pressions organisées sur les politiques. Le journalisme scientifique de la presse généraliste qui, dans les années 50-60, tenait un rôle de "militant de la science", change de ton. La méfiance envers le pouvoir politique et scientifique s'installe.

Bien qu'il n'existe que six cas avérés de décès depuis 1996, qui seraient dû à l'ESB (c'est-à-dire rien en matière de santé publique), des fonds énormes, et une médiatisation assourdissante et pleine de rebondissements lui est consacrée. Comment expliquer l'irrationalité d'une telle gestion ?

Bernard Wolfer (Economiste et politologue, chargé de recherches à l'Inra)

"La gestion politique de la crise de la "vache folle""

Comment expliquer la décision d'abattre les animaux non-atteints de la maladie ? Pourquoi cette solution a-t-elle été préférée à l'abattage sélectif ?

Ce que l'on a fait passer pour de la prévention n'est en réalité soutenu par aucun motif de ce genre. Ce sont d'autres types de raisons qui président à ce choix. La décision de l'abattage total, présenté comme une mesure de sécurité sanitaire, a été prise avant la déclaration du premier cas d'animal atteint de la maladie. Il faut savoir qu'un troupeau d'animaux possiblement atteints de la maladie, ayant été recueilli à des fins de recherches par un centre vétérinaire, a été abattu sur demande des riverains. Le fait que le préfet ait pris un tel arrêté en dit assez long sur la volonté de rassurer les populations à tout prix. Il faut souligner qu'aucun avis scientifique ne vient étayer la décision d'un abattage total, et que ces pratiques, en s'installant ici et là, ont fini par valoir décision. Pourquoi est-on allé jusque-là ?

Bilan 1999-2002 AgriBEA

Une première version du bilan des 4 années de fonctionnement d'AgriBEA a été rédigée. Le document a été transmis aux chefs de départements et aux directeurs scientifiques directement concernés. Nous projetons de transmettre le document définitif à la direction générale de l'Inra courant mars. Nous demanderons également à présenter nos travaux devant la DG. En espérant que les activités du réseau soient évaluées ce printemps et que nous pourrons faire à nouveau des projets d'action !

Europe

Au moins trois projets européens sont en cours de montage et devraient être déposés ce printemps.

Le projet intégré WELFARE CHAIN vise à mettre en place un suivi du bien-être des animaux de la ferme à l'abattoir, à améliorer les conditions de vie des animaux et à concevoir un système d'information en bien-être au niveau des produits animaux. Les espèces concernées sont les bovins, les porcs, les poules pondeuses et les poulets de chair. Ce projet se rapporte à la priorité thématique 5 (qualité et sécurité alimentaire). Il est porté par H. Blokhuis (NL) ; I. Veissier fait partie du "steering committee". Une première information sur ce projet a circulé au sein d'AgriBEA en octobre dernier ; les équipes intéressées ont reçu ensuite les informations complémentaires et ont fait des propositions d'action.

Deux projets STREP (type 5ème PCRD) seront déposés pour répondre à la priorité thématique 8 (soutien aux politiques communautaires) : l'un concerne la castration des porcelets et l'autre le logement des poules. L'UMRVP et la SRA respectivement y participeront.

Ouverture de postes

Message de J. Rushen , d'Agriculture and Agri-Food Canada (AAAC) :

AAAC is planning to hire a number of post doctoral scientists in the area of farm animal welfare. The primary responsibility will be to conduct literature reviews to examine the scientific basis of Canada's Codes of Practice for the Care and Handling of Livestock and to compare these with other regulations, standards etc. There will also be some opportunities to conduct research in farm animal behaviour and welfare. The first post should be open from April 1, but hopefully others will be open soon after. If you want further details, please contact me (rushenj@EM.AGR.CA). However, you need to apply for these positions through the NSERC program Visiting Fellowships in Canadian Government Laboratories. The web page address is: http://www.nserc.ca/guide/sf/3d_e.htm.

A vos agendas !

Une liste de congrès sur le bien-être pour l'année 2002 est aussi disponible sur notre site à la rubrique colloque.

Le comité de coordination : I. Veissier, R. Dantzer, F. Lévy