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AgriBEA-Bien-Etre-Animal

Réseau Agri Bien-Etre Animal

(AgriBEA)

Lettre n°20 - Janvier 2005

Au sommaire : 1. Compte-rendu du Séminaire AgriBEA "Santé, bien-être et épidémiologie" 2. Informations diverses

Compte-rendu du Séminaire AgriBEA " Santé, bien-être et épidémiologie "

Bien que la santé fasse partie intégrante du bien-être, peu d'études sont réalisées sur les relations entre santé et bien-être chez les animaux, tant en France qu'à l'étranger. Le séminaire AGRIBEA " Santé, bien-être et épidémiologie " (10/9/2004, organisateurs : N. Bareille et H. Seegers, enseignant-chercheurs épidémiologistes de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes), a apporté des éléments de réflexion sur les effets des troubles de santé sur le bien-être animal et sur l'apport de l'épidémiologie pour l'étude du bien-être en élevage.

Catherine Belloc ( ENVN) a fait une présentation sur le diagnostic des maladies chez les animaux. Cette étape du raisonnement clinique du vétérinaire permet de repérer les individus malades et de mettre en place rapidement le traitement ou tout autre action de maîtrise. Le diagnostic se base sur l'examen physique de l'animal ou du groupe d'animaux. Les techniques utilisées lors de cet examen ont pour but de mettre en évidence des signes cliniques notamment de douleur. La description de ces signes est la base de l'éthologie clinique vétérinaire. La gradation de l'intensité des signes cliniques peut être réalisée grâce à des mesures objectives (thermomètre par exemple) ou subjectives. Les mesures subjectives les plus performantes sont basées sur des scores cliniques qui, pour certains, peuvent avoir le défaut d'être peu liées à la sévérité des lésions ou d'être peu reproductibles entre observateurs. Cette approche clinique trouve sa limite lors d'expression sub-clinique des maladies. Récemment, de nombreuses publications ont montré l'intérêt potentiel du dosage des protéines de la phase aiguë de l'inflammation. En effet, si leur concentration est modifiée rapidement lors d'une inflammation, cette variation manque de spécificité.

Nathalie Bareille (ENVN), partant du constat que les mammites et les boiteries sont fréquemment citées comme facteurs majeurs d'altération du bien-être en élevage bovin laitier, a apporté des éléments étayant cette classification. Ces deux troubles présentent en effet les incidences les plus élevées quoiqu'avec des variations de niveau entre pays. De plus, leur sévérité peut être évaluée par une approche clinique au niveau individuel ou une approche épidémiologique au niveau d'un groupe d'animaux. Cliniquement, la sévérité d'une maladie dépend de la douleur induite et de sa durée ; le rôle de l'éleveur dans la détection précoce de l'état de maladie et dans son aptitude à mettre en œuvre un traitement efficace est alors primordiale. Alors que l'expression de la douleur est évidente chez un bovin boiteux, la douleur ressentie en cas de mammite est difficile à évaluer. De nombreuses études épidémiologiques ont quantifié l'effet moyen des troubles de santé sur la production laitière, la reproduction, l'ingestion et la longévité des vaches laitières. Mammites et boiteries figurent parmi les 5 troubles de santé aux effets les plus marqués. L'approche épidémiologique a l'avantage de quantifier les effets des troubles de santé sur une base comparative et d'en évaluer la variabilité.

Philippe Leneveu (vétérinaire, ISPAIA) apporte sa vision de la relation entre santé et bien-être animal dans la filière porcine. Les dominantes pathologiques en élevage porcin en France sont les problèmes digestifs du porcelet et du porc charcutier, les maladies virales et les problèmes respiratoires. Mais, sur ces animaux élevés en bandes, les troubles de santé ne sont pas faciles à repérer. Philippe Leneveu en apporte une illustration de l'importante variabilité individuelle de l'aptitude à détecter et compter les toux sur des lots de porc en engraissement. Le deuxième point est celui de la gestion des animaux en état de dépérissement avancé. En France, il n'existe pas de directive claire pour décider le recours à l'euthanasie de ces animaux : la décision d'euthanasier revient à l'éleveur, de même que la méthode pour le faire. Le dernier point abordé est celui de l'absence de structures d'infirmerie en nombre suffisant pour permettre d'isoler les animaux malades et d'alléger leur souffrance.

Christine Leterrier (Inra Tours) a exposé les travaux de recherche conduits depuis une dizaine d'années sur les troubles locomoteurs du poulet de chair. Plusieurs approches se sont succédées dans le temps. Dans une première étape, la description clinique des troubles a permis de distinguer deux syndromes distincts. La recherche de leur étiologie a conforté la pertinence de cette distinction, les deux syndromes ayant des cinétiques d'apparition et des déterminismes génétiques différents. Le rôle du tissu osseux dans la pathogénie des troubles a été recherché en s'appuyant sur des modèles génétiques et nutritionnels. Ces études sur la croissance osseuse ont suggéré un rôle important de l'activité locomotrice dans le développement des anomalies, ce qui a conduit à rechercher des méthodes d'élevage favorisant l'exercice des animaux. L'analyse de différents aménagements du mode d'élevage a montré que le recours à la distribution séquentielle d'aliments de composition complémentaire était une voie prometteuse pour prévenir les boiteries.

Jan Tind Sorensen (agronome, Danish Institute of Agricultural Sciences) a présenté un programme de recherche en cours dans son unité sur l'évaluation du bien-être en élevage. Plusieurs prototypes d'évaluation ont été mis en place dans divers types de productions et systèmes d'élevage. Les indicateurs utilisables sont :

(1) ceux décrivant le système d'élevage et son emploi par l'éleveur (surfaces, types de sols, nettoyage, alimentation, …) et

(2) ceux mesurés sur les animaux soumis à ce système.

Ils doivent être mesurables de façon objective, complémentaires et réalisables en élevage en un temps acceptable (2 à 2,5 heures). La santé des animaux, évaluée par examen clinique systématique, et le comportement des animaux notamment la réactivité à l'homme montrent une grande variabilité entre élevages. La démarche entreprise se solde par la remise à l'éleveur d'un rapport d'évaluation du bien-être très complet qui est un outil d'aide à la décision en vue d'un changement de pratiques d'élevage. Elle se traduit par des améliorations concrètes.

Les critères d'évaluation du bien-être en élevage sont évalués d'un point de vue scientifique par analyse statistique sur données générées en élevage (pertinence et redondance des indicateurs et leur lien avec les données de production), par interview qualitatif des éleveurs (changement de point de vue sur le bien-être animal, contenu de l'évaluation, …), et sur avis de panels d'experts par la méthode Delphi.

Henri Seegers (ENVN) fait une présentation sur les concepts et méthodes en épidémiologie et leur intérêt pour la recherche sur le bien-être animal. L'épidémiologie produit des connaissances descriptives et analytiques basées sur l'étude de populations en conditions réelle d'élevage dans un but essentiellement de prévention des maladies animales. La mesure de l'occurrence d'une maladie dans une population est le point de passage obligé des études descriptives ou analytiques ; elle fait appel aux notions de population à risque, d'incidence, de prévalence, de qualité de mesure (intrinsèque et extrinsèque). L'évaluation des facteurs de risque de maladie ne permet pas d'établir de relation causale entre le facteur et l'occurrence de la maladie. Cependant, certains dispositifs d'enquête, tel que le suivi de cohorte permet de s'en rapprocher. Un développement des approches épidémiologiques pour l'étude du bien-être animal peut être envisagé en complément d'études expérimentales. Dans le cadre des recherches menées sur le bien-être des animaux, elles peuvent permettre

(1) d'aborder des questions rejetées pour des raisons éthiques en expérimentation,

2) d'explorer les atteintes au bien-être liées à des niveaux de risque rencontrés sur le terrain et

(3) d'évaluer l'efficacité de mesures d'amélioration du bien-être.

Des méthodes statistiques complexes devront être appliquées afin de gérer convenablement les liaisons entre variables dans ce domaine multifactoriel.

Les supports présentés par H. Seegers peuvent être demandés à I. Veissier. Devant la complexité du sujet, il est proposé que soit organisé un séminaire AGRIBEA dédié à l'épidémiologie (fin 2005 ou plus tard).

Ouvrages d'épidémiologie recommandés :
  • Dohoo I., Martin W., Stryhn H., Veterinary Epidemiologic research. AVC Inc Charlottetown, Prince Edward Island, Canada. (= the best, c'est le textbook des Ph.D. en épidémiologie animale).

  • Bouyer J., Hémon D., Cordier S., Deriennic F., Stücker I., Stengel B., Clavel J. Epidémiologie : principes et méthodes quantitatives. Les Editions INSERM, Paris (cours du DEA Paris XI, explique les modèles de régression les plus usités)

Informations diverses

La PMAF (Protection Mondiale des Animaux de Ferme) a préparé un dossier sur "le bien-être animal et les signes de qualité". Ce dossier peut être télédéchargé en format pdf ou commandé à partir du site de l'association (http://www.pmaf.org/labels/page.php?content=labels_dossier.html).

Le comité de coordination : C. Beaumont, R. Larrère, F. Lévy, I. Veissier