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Dernière mise à jour : Mai 2018

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AgriBEA-Bien-Etre-Animal

Réseau Agri Bien-Etre Animal

(AgriBEA)

Lettre n°23 - Juillet 2006

Au sommaire : 1. Aide à la participation à des congrès sur le Bien-être animal 2. Compte rendu du séminaire Agri Bien-Etre Animal du 8 juin 2006

1. Aide à la participation à des congrès sur le bien-être animal

AgriBEA souhaite soutenir la participation de ses membres à des congrès internationaux où le bien-être animal tient une place importante. Pour prétendre à une aide financière, il est nécessaire que la personne présente une communication orale ou affichée et qu’elle s’engage à rédiger un court compte-rendu du congrès qui sera publié dans la lettre d'information du réseau.
Nous financerons en particulier la participation aux congrès suivants :

  • Congrès annuel ISAE, Bristol 8-12 août 2006.
  • International symposium Quality of Life: the heart of the Matter, Londres, 13-14 septembre 2006

La demande est à adresser aux co-ordinateurs du réseau avant le 1er septembre.

2. Compte rendu du séminaire AGRI Bien-être animal du 8 juin 2006

STRESS et ABATTAGE : Quelles recherches pour le futur ?
Rencontre avec les chercheurs du groupe d’animation transversale ‘Muscle’

Organisation : Claudia Terlouw, Elisabeth Duval, Cécile Arnould pour le réseau AGRI Bien-être Animal, Elisabeth Laville et Xavier Fernandez pour le groupe ‘Muscle’

Le 8 septembre 2005 a eu lieu la première réunion du nouveau groupe d’animation interdépartementale ‘Muscle’. La reprise de ce groupe est à l’initiative du département PHASE et s‘appuie sur une animation des départements Inra PHASE (Physiologie Animale et Systèmes d’Élevage) – CEPIA (Caractérisation et Élaboration des Produits Issus de l’Agriculture) – ALIMH (ALIMentation Humaine) – GA (Génétique Animale). Une des trois tables rondes de cette première réunion était consacrée aux conséquences des réponses de stress à l’abattage sur les qualités des viandes. Il est très vite apparu au sous-groupe ‘Stress d’abattage’ qu’une discussion avec les chercheurs du réseau AGRI Bien-être animal (AgriBEA) était indispensable car l’étude du stress d’abattage ne peut être dissociée de ses implications en matière de bien-être animal. C’est donc dans ce but que les chercheurs du réseau AgriBEA ont organisé le séminaire du 8 juin.

1- Objectifs de la réunion : introduction générale par X. Fernandez et P. Herpin

L’introduction générale avait pour but de présenter rapidement le groupe Muscle, le sous-groupe ‘Stress d’abattage et qualités’ et le fruit des premières discussions qui ont été conduites. Les chercheurs qui ont participé à ses premières discussions se sont entendus sur un objectif commun : la nécessité d’optimiser les opérations d’abattage du double point de vue de la protection des animaux et des qualités des produits :

  • le premier terme de cet objectif nécessite une connaissance de l’impact des différentes opérations inhérentes à l’abattage sur le bien-être animal,
  • le second terme de cet objectif nécessite d’élucider les mécanismes par lesquels les réponses de stress affectent les qualités des viandes.
  • Le premier objectif ne relève pas directement des compétences de la majorité des chercheurs du groupe ‘Muscle’ mais bien plus de celles des chercheurs du réseau AgriBEA. L’objectif de cette journée était donc :
  • de recueillir l’opinion des chercheurs du réseau AgriBEA sur la pertinence des questions que s’est posé le groupe ‘Muscle’.
  •  le confirmer (ou infirmer) l’intérêt de poursuivre des recherche sur cette thématique et de définir les nouvelles questions de recherches qui permettront d’apporter les connaissances manquantes.

2- Les différentes présentations de la journée

Dans une première présentation de C. Terlouw et C. Arnould, les procédures d’abattage sont décrites en détail pour chacune des principales espèces d’élevage afin de mieux identifier la nature de chacune des opérations et les principaux problèmes qu’elles posent en matière de bien-être animal, lorsque ces éléments sont connus. Les concepts de stress et de bien-être sont ensuite définis. Enfin, les mécanismes par lesquels les réponses de stress (comportementales et physiologiques) affectent la cinétique de transformation du muscle en viande, et donc les qualités technologiques et organoleptiques, sont présentés.
Un second exposé de C. Terlouw fait la synthèse des travaux réalisés sur le porc et dédiés à l’étude de facteurs de variation de la réactivité au stress et des conséquences sur les qualités des viandes. Les résultats soulignent le rôle de la race et des conditions d’élevage. Plus précisément, des travaux réalisés à l’Inra de Clermont-Ferrand - Theix suggèrent que parmi les éléments caractéristiques d’un système d’élevage donné, la fréquence et la nature des contacts avec l’homme joue un rôle important dans le stress de l’animal en pré-abattage.
J. Lensink et L. Mounier présentent les résultats d’études conduites chez le bovin (Inra de Clermont-Ferrand – Theix). Chez le veau de boucherie, comme chez le porc, les études montrent que la nature des contacts homme-animal joue un rôle déterminant dans la réactivité des animaux aux manipulations ultérieures par l’homme (chargement, …).
Chez le poulet, les travaux de C. Berri, E. Duval et C. Arnould montrent des différences entres les souches Label et Standard sur le plan de l’activité physique des animaux lorsqu’ils sont accrochés sur la chaîne d’abattage (battements d’ailes et tentatives de redressement). Ces différences d’activité entraînent des différences de cinétique de transformation du muscle en viande, avec des répercussions significatives sur certains critères de qualités des viandes.
Chez le poisson, les techniques d’abattage, et plus particulièrement les conditions d’étourdissement et de mise à mort, sont très variables et l’exposé de F. Lefevre montre qu’elles affectent significativement la texture de la chair. En outre, il existe de nombreuses espèces qui diffèrent significativement sur le plan du fonctionnement physiologique. L’exposé souligne également le fait que chez le poisson, les implications de l’abattage en matière de bien-être animal ne sont pas étudiées en France.
Le dernier exposé de la journée par A. Velarde est consacré aux techniques d’étourdissement chez le porc et à leur optimisation du double point de vue de la protection des animaux et des qualités des produits. Les résultats présentés soulignent la difficulté de maximiser les deux objectifs conjointement, compte tenu des conditions dans lesquelles les différentes techniques sont utilisées. L’électronarcose pratiquée dans des conditions respectant les contraintes éthiques (efficacité de l’étourdissement sur le plan de l’induction et de la durée) s’accompagne de l’apparition de certains défauts de qualités des carcasses et des viandes dont la fréquence est en revanche très significativement réduite dans le cas de l’exposition des porcs à une concentration élevée de CO2 dans l’air. Néanmoins, l’induction de l’étourdissement lors de l’exposition au CO2 à forte concentration est plus longue (une trentaine de secondes) et que dans le cas de l’électronarcose immédiat ses implications sur le plan éthique soulèvent des interrogations compte tenu du caractère très irritant de ce gaz à ces concentrations et de la sensation d ‘asphyxie qui accompagne l’anoxie.

3- Discussion générale

Chacune des présentations a soulevé des discussions et questionnement qui, pour la plupart ont été repris dans la discussion générale. Différents points ont été abordés et les principaux éléments de la discussion sont rapportés ci-dessous.

• Caractérisation des réponses de stress
C’est probablement le point sur lequel le plus grand nombre de questions restent posées. D’une manière générale, les participants reconnaissent la nécessité d’élargir la panoplie des mesures (dosages et/ou tests comportementaux) utilisées jusqu’à présent. En effet ces dernières se rapportent surtout aux conséquences de l’activité physique associée aux manipulations avant l’abattage qui rend compte de l’activité des animaux mais renseigne peu sur la composante émotionnelle des réponses et la perception qu’a l’animal de la situation à laquelle il est confronté.
Ces discussions amènent à reconnaître le fait que l’impact des manipulations inhérentes à l’abattage sur le mal-être des animaux, au-delà des réponses physiques et de leurs conséquences sur les qualités des viandes, a été trop peu étudié jusqu’à ce jour et que ce domaine doit être développé dans l’avenir en enrichissant les méthodes d’étude du comportement et de la réactivité émotionnelle (comportement : tests d’aversion, conflit de motivations, … - neurophysiologie des émotions ?) afin de mieux comprendre la façon dont les animaux perçoivent ces manipulations.
Il est également nécessaire d’identifier parmi l’ensemble des situations nouvelles auxquelles les animaux sont confrontés pendant l’abattage, celles qui sont les plus susceptibles de générer un état d’inconfort, ou de mal-être.

• Variabilité de la réactivité des animaux
La compréhension des mécanismes qui sous-tendent la variabilité de la réactivité des animaux reste une préoccupation importante. Un certain nombre de travaux ont été réalisés par plusieurs équipes Inra (QuaPA pour le porc, URH pour les bovins, SRA pour les volailles, ...). Ils indiquent que le vécu de l’animal et la composante génétique sont très probablement des facteurs clés qui méritent d’être étudiés plus en détail, en portant une attention plus particulière, comme mentionné dans le point précédent, sur l’interprétation des différences de réactivité en terme de mal-être (caractérisation des réponses émotionnelles).
En ce qui concerne les relations entre stress d’abattage et qualités des viandes, il est à noter que la variabilité individuelle peut découler de plusieurs niveaux d’expression :
o différences d’intensité des réponses émotionnelles, comportementales et/ou physiologiques à une situation donnée, découlant d’un niveau de perception différent de la situation et/ou d’une intensité variable des réponses de stress selon les individus,
o différence de réponse métabolique du tissu musculaire à des réponses physiologiques de même intensité.
Le développement de systèmes modèles (animal / tissu musculaire / stimulation) est nécessaire pour identifier les niveaux auxquels s’exprime la variabilité individuelle en matière d’effet des conditions d’abattage sur les qualités des viandes.
Sur le plan pratique, ces connaissances sont nécessaires pour tenter de répondre aux questions suivantes : peut-on repérer précocement des animaux les plus susceptibles de présenter des réactions de stress, peut-on moduler cette réactivité par les pratiques d’élevage, existe-t-il une variabilité génétique suffisante pour imaginer une sélection contre une trop forte réactivité aux contraintes imposées dans la phase de pré-abattage ? Toutes ces questions s’appliquent à la fois à la réduction du mal-être au cours de l’abattage et à l’amélioration des qualités des viandes.

• Effet des réponses de stress sur les qualités des viandes
Les travaux relatifs aux mécanismes par lesquels les réponses de stress affectent les qualités des viandes sont restés, jusqu‘à présent, essentiellement centrés sur les changements biochimiques associés à l’installation de la rigidité cadavérique (vitesse et amplitude la chute du pH) au travers de l’étude des effets des conditions d’abattage sur le niveau des réserves énergétiques du muscle. Or, certains effets des conditions d’abattage sur les qualités des viandes ne s’expliquent pas par ses voies «classiques».
Pour élargir nos connaissances des mécanismes par lesquels les réponses de stress à l’abattage affectent les qualités des viandes il est suggéré d’élargir l’approche «classique» glycogène / pH ultime à des études plus complètes sur les réponses du muscle aux modifications physiologiques associées au stress. On peut par exemple réfléchir à un modèle permettant d’étudier les effets du stress sur l’expression des gènes et/ou de protéines pendant une exposition à des conditions physiologiques particulières, comme cela se fait chez l’homme par exemple. Les outils de la génomique fonctionnelle, de la protéomique et de la métabolomique sont tout à fait adaptés à cet objectif.
La question de l’abattage rituel, c’est-à-dire sans étourdissement, a été abordée. Des techniques de saignée permettant une mort «rapide» ont été mises au point. Malheureusement elles semblent peu utilisées. Des efforts en matière de transfert à la pratique permettraient d’améliorer la situation.

4- Conclusions

Les discussions ont permis d’identifier des questions non résolues, tant sur le plan de la protection des animaux que sur celui de la maîtrise des qualités des viandes. La nécessité de conduire des projets interdisciplinaires apparaît évidente. En effet, dans le passé, les recherches sur le stress à l’abattage provenaient essentiellement d’un questionnement sur les qualités des viandes. Or ces travaux butent sur l’interprétation des réponses observées sur l’animal. Il est nécessaire de mieux comprendre la façon dont l’animal perçoit les conditions d’abattage et d’isoler chaque événement qui entoure l’abattage afin d’évaluer plus précisément l’impact des conditions d’abattage sur le mal-être.

Les grandes lignes d’un programme scientifique sur le stress à l’abattage ont été esquissées :

  • Savoir caractériser le mal-être de l’animal au moment de l’abattage, en particulier en s’appuyant sur les réponses émotionnelles.
  • Analyser l’influence du vécu de l’animal et de son génotype sur les réponses de stress, en précisant s’il s’agit d’influences liées à la réactivité émotionnelle ou à la physiologie du muscle.
  • Préciser les mécanismes de l’impact du stress sur la qualité des viandes, en particulier au travers de l’analyse du transcriptome / protéome / métabolome (réponses du muscle intra vitam et précocement post mortem).
  • Identifier les points critiques parmi les événements qui entourent l’abattage afin de proposer des solutions permettant d’y remédier.

Sur le plan pratique, X Fernandez et E Laville ainsi que les animateurs du réseau AgriBEA devront proposer une première ébauche de programme interdisciplinaire à partir duquel les différentes équipes susceptibles d’intervenir pourront se positionner et proposer des actions (cette première ébauche devrait être proposée au cours de la première quinzaine de juillet). Notons enfin que ce sujet répond à la fois aux besoins des filières et aux questionnements éthiques, comme l’a montré la présence à cette réunion de plusieurs sociétés de protection des animaux.

Les participants à la réunion qui souhaitent recevoir les résumés et fichiers des présentations peuvent les demander auprès des coordinateurs d’AgriBEA.