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Dernière mise à jour : Mai 2018

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ASIRPA Analyse socio-économique de la diversité des impacts de la recherche agronomique publique

ASIRPA: Analyse Socio-économique de la diversité des Impacts de la Recherche Publique Agronomique

Séminaire ASIRPA: " Evaluation de l’impact des politiques - Evaluation de l'impact de la recherche publique: quelles complémentarités? "

13 juin 2012, INRA Paris

La recherche procède par la production de connaissances nouvelles et d'effets d'apprentissages, alors que les analyses des politiques publiques tendent aujourd'hui à tirer profit de situations quasi-expérimentales et mesurent l'impact de politiques par rapport à une situation de référence.
Outre ces raisons, la partition des communautés de recherche peut expliquer les divergences d'approche. Il est donc opportun de créer un dialogue entre ces deux communautés afin d’analyser si, au delà des différences liées aux caractéristiques intrinsèques des phénomènes étudiés, il peut exister des complémentarités et un intérêt à mutualiser des questionnements et des problèmes de méthode qui se posent pour toute évaluation des impacts.

L'équipe ASIRPA a organisé un séminaire sur les complémentarités de l'évaluation de l’impact des politiques et de la recherche publiques.

Le 13 juin 2012, des spécialistes de l’évaluation des politiques publiques et ceux de l’évaluation de la recherche se sont donc rassemblés afin d’initier un dialogue entre leurs deux communautés.

Les premières discussions, centrées autour des travaux de Vincent Spenlehauer (Ecole des Ponts, ParisTech), ont souligné l’importance des dimensions politiques et sociales dans lesquelles s’inscrivent l’évaluation ex-post et l’évaluateur, dans le domaine des politiques publiques. De la conception de la méthodologie d’évaluation (définition des objectifs, de l’objet évalué – evaluanda) à la mise en œuvre de l’évaluation, l’évaluateur est inclus dans le jeu politique auprès des décideurs publics en quête de réponses concernant l’impact de leurs décisions. Vincent Spenlehauer souligne par ailleurs que la définition des évaluations des politiques néglige trop souvent l’objectif d’amélioration des politiques existantes. Il pose deux hypothèses pour expliquer ce phénomène : soit cet objectif est considéré comme nécessaire et implicite ; soit ces définitions sont le fait de deux communautés distinctes et professionnalisées aux intérêts divergents: les politiques et les producteurs de connaissance. Il en conclut qu’une bonne évaluation est le fruit d’un processus hybride. Ce sur quoi Mireille Matt réagit en faisant le parallèle avec les pratiques d’évaluation de la recherche publique : la mesure des impacts n’est qu’une étape de l’évaluation.

Les échanges ont aussi révélé, au travers des travaux de Yannick L’Horty (Université Marne-La-Vallée), un décalage entre l’offre en termes de méthodologies d’évaluation et la demande d’évaluation de la part des décideurs publiques D’une part, l'analyse des expériences françaises montre que la définition et de la mise en œuvre des politiques publiques ne sont pas compatibles avec toutes les méthodes d’évaluation, notamment expérimentales. Dans la majorité des cas, les conditions souhaitables pour l’évaluateur (stabilité de la politique, clarté des objectifs, homogénéité des populations, dispositifs aléatoires) ne sont pas réunis dans les faits car ils s’opposent à la mise en œuvre souhaitée par le politique. D’autre part il n’est pas certain que les politiques souhaitent réellement l’évaluation sincère qu’ils semblent appeler de leurs vœux. Ce constat renforce l’importance de la prise en compte de la dimension politique de l’évaluation afin d’optimiser l’utilisation de ses résultats. Pierre-Benoît Joly, discutant la présentation de Yannick L’Horty, mentionne que les méthodes d'évaluation quasi-expérimentales ont un domaine de validité limité (Cf. les travaux récents de l'AFD sur le sujet). Il regrette que les méthodologies d’évaluation employées ne visent qu’un objectif comptable plutôt qu’un objectif d’apprentissage.

Une thématique reprise par Irwin Feller (PennState), qui, évoquant son expérience dans des programmes d’évaluation de la recherche publique, a insisté sur la dimension politique de l’utilisation des résultats d’une évaluation. Il a notamment évoqué l’influence du contexte politique en distinguant  les évaluations selon l’importance des enjeux (forts comme les enjeux de financement ou plus faibles comme la réputation d’une institution). Irwin Feller a proposé une classification des évaluations selon qu’elles sont utilisées, non-utilisées, ou mal utilisées. Il a déploré la surabondance d’évaluations de mauvaise qualité, jeu tactique des politiques qui provoque une utilisation asymétrique des trop rares bonnes évaluations. Il a rappelé à cette occasion l’importance d’une meilleure communication et d'une meilleure compréhension mutuelle entre les trois communautés impliquées dans le processus d’évaluation de la recherche : les responsables politiques, les évaluateurs et les chercheurs, en particulier parce que l’évaluation d’impact est un moyen pour les chercheurs de communiquer à l’extérieur de leur communauté. Sylvie Charlot, discutant la présentation d’Irwin Feller, a remarqué l’importance de la prise en compte du contexte politique et du cadre analytique dans les analyses économétriques des politiques publiques. Irwin Feller a par ailleurs appuyé la thèse de Vincent Spenlehauer sur l’absence dans les études d’impacts d’objectifs d’amélioration des politiques existantes : les preuves de la contribution des évaluations à l’amélioration des politiques publiques sont rares. Est-ce parce que détenir des mesures d’impacts n’indique pas quelle est la meilleure politique à suivre (faut-il financer un secteur en déclin ou en croissance par exemple ?).

Afin de rapprocher les intérêts publics de l’évaluation des impacts des politiques de recherche, Barry Bozeman (University of Georgia) a présenté ses travaux proposant une démarche d'analyse des valeurs publiques de la science (Public Value Mapping). Cette approche apporte une vision complémentaire aux méthodes classiques justifiant la recherche publique par  les défaillances de marché. Elle met l'accent sur des valeurs non strictement économiques de la recherche, permettant de répondre au contrat social entre la société et la recherche, en particulier dans les cas où le marché est efficient mais ne permet pas d’assurer des effets satisfaisants. Ce sur quoi Karen Macours se montre sceptique en discutant la présentation de Barry Bozeman : la différence entre les public values et les market failures lui semble reposer sur une définition étroite du marché.

En rassemblant une large communauté d’acteurs dans le champ de l’évaluation, ce séminaire a permis de soulever les problématiques communes à l’évaluation des politiques publiques et à l’évaluation de la recherche. Ces problématiques sont profondément liées à la dimension politique de toute évaluation et aux attentes des maîtres d’ouvrage, s'agissant notamment de l'évaluation des politiques publiques. Ainsi, lorsque l'on s'intéresse à leurs conditions d'utilisation, les méthodologies d'évaluation ne doivent pas seulement satisfaire à des critères d'ordre scientifique. Elles doivent aussi être adaptées au contexte et aux audiences visées.

Présentations V. Spenlehauer

Présentation de Vincent Spenlehauer / Discussion de Mireille Matt
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Présentations B. Bozeman

Presentation de Barry Bozeman / Discussion de Karen Macours
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Presentations Y. L'Horty

Présentation de Yannick l'Horty / Discussion de Pierre-Benoît Joly
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Presentations I. Feller

Presentation de Irwin Feller / Discussion de Sylvie Charlot
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