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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Edito PLAS 13

Recherche science reproductible désespérément…

par Pierre-Henri Duée, Délégué à la déontologie de l’INRA

Le 26 mai dernier[1], la revue Nature publiait les résultats d’une enquête auprès de 1576 chercheurs ayant répondu à un questionnaire sur la reproductibilité en science, avec une conclusion forcément dérangeante : plus de 70 % d’entre eux n’avaient pas réussi à reproduire les expériences d’autres collègues et plus de la moitié d’entre eux leurs propres expériences ! Ce constat alarmant, qui laisse entendre un gaspillage certain des moyens dédiés à la recherche, concernerait à des degrés divers toutes les disciplines.
Ce constat n’est pas nouveau. On trouvera sur l’intéressant blog de la Rédaction Médicale et Scientifique[2] la recension des travaux publiés sur la faible reproductibilité en recherche et quelques pistes pour y remédier : rigueur méthodologique et statistique à appliquer ; principes d’intégrité à mettre en œuvre ; modalités de l’évaluation à  revoir… En vain ?

editoPLAS13

‘Admettre comme vérité ce qui est conforme à la réalité impose que l’on regarde honnêtement les faits, et que l’on s’incline humblement s’ils sont en désaccord avec l’hypothèse avancée… Le bon chercheur est exigeant sur la qualité du travail fait pour tester ses hypothèses, il est conscient de ne plus chercher le vrai s’il abandonne cette exigence.’ En relisant la réflexion stimulante d’Anne Fagot-Largeault[3] sur l’honnêteté scientifique, on imagine que le respect des principes déontologiques permet de relever ce défi de partager une éthique de la connaissance » et remédier à la faible reproductibilité des travaux de recherche. Déontologie ? Ce terme signifie étymologiquement ‘ce qu’il convient de faire’, mais est-ce suffisant pour avoir une science reproductible ? La plupart de nos collègues respectent ce qu’il convient de faire en termes de méthodes de recherche et d’humilité devant les résultats obtenus. Quoi d’autre serait-il nécessaire ?

Récemment, Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d’Etat, intervenait à Strasbourg sur le nouveau contexte de l’exigence de déontologie dans la sphère publique[4], en concluant notamment ‘la déontologie n’a rien d’inné, elle est le fruit d’un partage d’expérience, d’une vigilance individuelle et collective de chaque instant ; elle est affaire de réflexes professionnels, mais elle se méfie des automatismes appliqués perinde ac cadaver[5] ; elle exige un exercice de conscience et un recul critique.’ Bien entendu, il ne s’agissait pas de recherche, mais cet éclairage et la transposition de ces principes managériaux au sein des équipes de recherche et, plus généralement, dans les communautés scientifiques, permettraient de retrouver le sens, parfois disparu, du travail collectif de recherche, voire d’esquisser un possible remède pour réduire la faible reproductibilité en science.

[1] http://www.nature.com/polopoly_fs/1.19970!/menu/main/topColumns/topLeftColumn/pdf/533452a.pdf

[2] http://www.h2mw.eu/redactionmedicale/

[3] http://athensdialogues.chs.harvard.edu/cgi-bin/WebObjects/athensdialogues.woa/wa/dist?dis=44

[4] http://www.conseil-etat.fr/Actualites/Discours-Interventions/Le-nouveau-contexte-de-l-exigence-de-deontologie-dans-la-sphere-publique

[5] Littéralement : à la manière d’un cadavre ; autrement dit, exécuter sans discernement.