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Comité Interne en Agriculture Biologique

CIAB - Comité interne en agriculture biologique

VIBRATO (2015-2019) Dynamique inter-annuelle des performances productives, environnementales et commerciales - caractérisation, évaluation et analyse des mécanismes sous-jacents en AB

VIBRATO
Face aux difficultés agronomiques et économiques que connaît la viticulture bio, le projet vise à mieux cerner ses performances, leurs variations inter-annuelles et les mécanismes sous-jacents, par l'analyse et l'évaluation : de la variabilité des rendements et de ses causes, notamment sanitaires ; des changements de commercialisation liés à la conversion et des raisons des déconversions constatées ; des performances environnementales (adaptation de la méthode ACV). Dans la continuité de travaux précédents, VIBRATO propose de développer une méthode de diagnostic des performances fondée sur des indicateurs propres à la viticulture bio.

Les conversions à la viticulture biologique sont en très nette perte de vitesse ces deux dernières années. Dans un contexte économique mouvant et complexe, les difficultés mises en avant par les viticulteurs et coopératives sont multiples tant agronomiques qu’économiques en terme de production de raisins, en quantité et en qualité, et de commercialisation. Les performances de la viticulture bio et ses variations interannuelles sont souvent questionnées. Le projet VIBRATO a donc pour objectif de mieux caractériser, comprendre et évaluer les performances productives, environnementales et commerciales de systèmes viticoles en AB - et leurs variations interannuelles.

Dans un premier volet, nous proposons de caractériser la variabilité des rendements en AB depuis la conversion, d’identifier et hiérarchiser les déterminants de la variabilité des rendements en AB. Une attention particulière sera portée sur les déterminants des pertes de récolte par les 4 principaux bioagresseurs de la vigne (oïdium, mildiou, botrytis, tordeuses de la grappe) et sur les déterminants du rendement : eau-azote. Nous développerons une démarche de type diagnostic agronomique – yield gap et analyse des pertes de récolte.

Dans un deuxième volet, nous nous intéresserons à la commercialisation en AB. Des études précédentes (Projets SmaCH Biologics et Agribio3 AIDY) ont montré que le passage au bio engendrait des changements de commercialisation qui n’étaient que très rarement anticipés. Les conséquences directes sont une performance moindre de la commercialisation et une sensibilité au marché forte. Actuellement, il convient de mettre au point une méthode de diagnostic de la commercialisation intégrant les spécificités de la viticulture bio. Par ailleurs, de plus en plus de déconversions sont observées. Beaucoup d’interrogations demeurent quant aux raisons de ces déconversions, nous envisageons une première exploration de ces raisons.

Enfin dans un troisième volet, nous nous intéresserons aux performances environnementales de la viticulture bio en lien avec les itinéraires techniques et les performances agronomiques. L’Analyse du Cycle de Vie est une méthode appropriée mais des développements méthodologiques restent à faire pour adapter la méthode à l’analyse environnementale en AB. Nous proposons donc d’élaborer la méthode de manière spécifique au bio et de tester la méthode dans plusieurs situations de production.

Nous nous appuierons sur 1) des données existantes, 2) des expérimentations pour partie existantes et pour partie à développer pour caractériser les rendements et acquérir les données nécessaires à l’approche ACV, 3) des enquêtes auprès des viticulteurs. Nous naviguons dans ce projet entre les échelles parcelle et exploitation agricole.

Les résultats attendus sont méthodologiques et cognitifs. Dans chacun des volets nous proposons de développer une méthode de diagnostic des performances ciblées basée sur des indicateurs propres à la viticulture bio (et potentiellement transférable à la viticulture conventionnelle). Par ailleurs nous serons à même de mieux cerner les performances de la viticulture bio, les variations interannuelles et les déterminants de ces dynamiques.

Au-delà de ces résultats, le projet devrait déboucher sur des actions de formation initiale et continue et devrait permettre de stabiliser un réseau de partenaires recherche-développement autour de la viticulture biologique. 

Ce projet est porté par Anne Mérot, UMR System (Inra Montpellier). anne.merot @ supagro.inra.fr

Financé dans le cadre du programme AgriBio4, il est prévu pour une durée de 3 ans (novembre 2015 - novembre 2018).

Présentation du projet

Le projet soumis (3p)