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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Lutte biologique contre le cynips du châtaignier en France

Lutte biologique classique contre le cynips du châtaignier en France

De la sélection variétale à la lutte biologique

Présentation des principales méthodes de lutte contre le cynips du châtaignier...

Bien que la lutte chimique soit parfois utilisée contre d'autres ravageurs du châtaignier (carpocapse notamment), le développement de méthodes de lutte alternatives est très recherché et encouragé. En effet, en plus des difficultés d'ordre logistique (utilisation d'atomiseurs terrestres peu efficace à cause de la hauteur des arbres ; applications par voies aériennes réglementairement interdites et qui, de plus, ont une image très négative auprès du public), l'utilisation de produits phytosanitaires (insecticides) est rarement neutre sur l'environnement. 

De la recherche de variétés moins sensibles à la recherche d'ennemis naturels du cynips

Près de 20 ans après la première détection de D. kuriphilus au Japon, les importants dégâts sur la production ont motivés l'identification et l'utilisation de variétés moins sensibles à ce ravageur. Après des résultats encourageants et une baisse de l'impact du cynips sur la production, de nouvelles explosions des infestations ont été constatées dans les années 70 (Moriya et al., 2003).

Suite à ce premier échec, les recherches se sont orientées vers la lutte biologique dont l'objectif n'est pas d'éradiquer le ravageur ciblé mais bien de le contrôler de manière durable et aussi efficacement que possible. C'est ainsi qu'en l'absence d'ennemis naturels efficaces au Japon, les chercheurs ont entrepris des prospections dans la zone d'origine du cynips (Chine) afin (1) d'identifier un ou plusieurs ennemis naturels spécifiques et efficaces, et (2) de les introduire au Japon en vue d'un contrôle durable du cynips du châtaignier (Murakami et al., 1977). 

Suite à ces prospections, un parasitoïde prometteur (Torymus sinensis) a été identifié en Chine et a fait l'objet de premières introductions au Japon à la fin des années 70. Cette opération de lutte biologique s'est avérée un succès puisque, près de 10 ans plus tard, les infestations de cynips se sont stabilisées sous le seuil de nuisibilité fixé à 30% de bourgeons infestés (Moriya et al., 1989).

La lutte biologique ou l'utilisation d'organismes vivants pour réduire la nuisibilité de ravageurs

La lutte biologique est représentée par quatre stratégies majeures (Eilenberg et al., 2001) : 

  • La lutte biologique classique (également appelée lutte biologique par acclimatation) : introduction intentionnelle d'un auxiliaire d'origine exotique, adapté au ravageur ciblé et ayant généralement la même zone d'origine que ce dernier, dans le but d'un établissement permanent de l'auxiliaire et d'un contrôle pérenne du ravageur, lui aussi le plus souvent d'origine exotique. C'est le cas de la lutte biologique contre le cynips du châtaignier mais d'autres exemples plus anciens peuvent être cités comme par exemple l'introduction de la coccinelle Rodolia cardinalis (originaire d'Australie) pour lutter contre la cochenille australienne, elle même originaire d'Australie, sur agrumes. 
  • La lutte biologique par inoculation : introduction intentionnelle d'un auxiliaire qui se reproduira et dont la descendance régulera les populations du ravageur visé. A la différence de la lutte biologique classique, les auxiliaires ne s'acclimateront pas de manière pérenne et de nouvelles introductions devront être réalisées en cas de nouvelles pullulations du ravageur. Cette stratégie est très souvent utilisée sous serre et fait souvent appel, comme la lutte biologique classique, à l'introduction d'un nombre "réduit" d'auxiliaires (par opposition à la lutte biologique inondative). Comme exemple, nous pouvons citer l'utilisation de l'hyménoptère parasitoïde Encarsia formosa pour lutter contre l'aleurode Trialeurodes vaporariorum sous serre.
  • La lutte biologique par inondation (ou inondative) : introductions d'auxiliaires qui ne se reproduiront pas et ne s'acclimateront pas. Le contrôle des populations du ravageur visé se fera donc uniquement grâce aux auxiliaires introduits. Généralement, cette stratégie fait appel à des lâchers massifs et/ou répétés d'auxiliaires et est beaucoup utilisée pour protéger les cultures sous serre. L'exemple le plus connu ne concerne toutefois pas une culture protégée puisqu'il s'agit de l'utilisation de Trichogrammes pour lutter contre la pyrale du maïs, Ostrinia nubilalis.
  • La lutte biologique par conservation consiste à modifier/aménager l'environnement dans le but de favoriser/conserver les auxiliaires et ainsi permettre un contrôle des ravageurs présents sur une parcelle. Cette technique peut être utilisée en association avec une des 3 autres méthodes de lutte biologique.

Lutte biologique classique contre le cynips du châtaignier

A la suite du succès constaté au Japon, Torymus sinensis a été introduit aux Etats-Unis en 1977 en Géorgie où les infestations de cynips ont rapidement chuté (Rieske, 2007). T. sinensis s'est ensuite dispersé naturellement surtout vers le Nord-Est des Etats-Unis (Pennsylvanie, Ohio).

En Europe, les premières introductions de T. sinensis ont été réalisées en 2005 dans le Nord-Ouest de l'Italie (Quacchia et al., 2008) avant d'être démultipliées dans le reste du pays. Près de 10 ans après, les suivis réalisés montrent une augmentation significative des taux de parasitisme (Ferracini et al., 2013) et une réduction des infestations qui, dans certaines régions, sont maintenant inférieures à 15% de bourgeons attaqués (Quacchia et al., 2013). 

Références utiles

Eilenberg J., Hajek A. & Lomer C. (2001). Suggestions for unigying the terminology in biological control. Biocontrol 46, 387-400.

Ferracini C., Ferrari E., Saladini M.A. & Alma A. (2013). The role of Torymus sinensis as biological control agent of the chestnut gall wasp in Italy. 2nd European Congress on Chestnut, Debrecen, Hungary, 9-12 October 2013.

Moriya S., Inoue K., Otake A., Shiga M. & Mabuchi M. (1989). Decline of the chestnut gall wasp population, Dryocosmus kuriphilus Yasumatsu (Hymenoptera, Cynipidae) after the establishment of Torymus sinensis Kamijo (Hymenoptera, Torymidae). Applied Entomology and Zoology 24, 231-233.

Moriya S., Shiga M. & Adachi I. (2003). Classical biological control of the chestnut gall wasp in Japan. Proceedings of the 1st International Symposium on Biological Control of Arthropods, Hawaii, 407-415.

Murakami Y., Umeya K. & Oho N. (1977). A preliminary introduction and release of a parasitoid (Chalcidoidea, Torymidae) of chestnut gall wasp, Dryocosmus kuriphilus Yasumatsu (Cynipidae) from China. Japanese Journal of Applied Entomology and Zoology 21, 197-203.

Quacchia A., Moriya S., Bosio G., Scapin I. & Alma A. (2008). Rearing, release and settlement prospect in Italy of Torymus sinensis, the biological control agent of the chestnut gall wasp Dryocosmus kuriphilus. Biocontrol 53, 829-839.

Quacchia A., Bosio G. & Moriya S. (2013). Effectiveness of Torymus sinensis in the biological control of Dryocosmus kuriphilus in Italy. 2nd European Congress on Chestnut, Debrecen, Hungary, 9-12 October 2013.

Rieske L.K. (2007). Success of an exotic gallmaker, Dryocosmus kuriphilus, on chestnut in the USA: a historical account. EPPO Bulletin 37, 172-174.