En naviguant sur notre site vous acceptez l'installation et l'utilisation des cookies sur votre ordinateur. En savoir +

Menu Logo Principal AGROCAMPUS OUEST Université Rennes I

Encyclop'Aphid : l'encyclopédie des pucerons

Encyclop'APHID

Dégâts des pucerons sur les apiacées

Sur jeune semis de carotte, on craint le puceron du saule et de la carotte (Cavariella aegopodii) qui provoque une décoloration des feuilles cotylédonaires pouvant entraîner la destruction des semis précoces. Les attaques sont possibles dès la levée et les risques importants d’avril à juin. De plus, ce puceron transmet le virus du nanisme bigarré (CmotV) en association avec celui de la feuille rouge de la carotte (CRLV). Sur feuillage, on rencontre également un autre puceron (Semiaphis dauci) qui provoque une crispation des feuilles. Enfin au printemps, le puceron de l’aubépine (Dysaphis crataegi) migre sur les racines de carotte en cours de croissance et provoque leur éclatement. Les interventions aphicides ne sont généralement nécessaires que dans les cas de colonisation des jeunes cultures à la levée entre les mois d’avril et de juin.

Sur céleri, les pucerons peuvent transmettre plusieurs virus. Les deux plus importants sont la ceux de la mosaïque du concombre (CMV) et de la mosaïque du céleri (CeMV). Le CMV est souvent associé au virus de la mosaïque de la Luzerne (AMV). Les principaux vecteurs du CMV et de l’AMV sont le puceron du melon et cotonnier (Aphis gossypii), le puceron noir de la luzerne (Aphis craccivora), le puceron vert du pêcher (Myzus persicae) et le puceron de l’aubépine et du persil (Dysaphis apiifolia). Le principal vecteur du CeMV est le puceron du chèvrefeuille (Hyadaphis foeniculi). La prédominance de l’un ou de l’autre de ces virus est fonction de la fréquence des cultures de céleri dans la rotation : des cultures occasionnelles seront surtout attaquées par le CMV alors que le retour fréquent du céleri et la présence d’ombellifères sauvages, réservoirs de virus, favoriseront le CeMV.