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Encyclop'Aphid : l'encyclopédie des pucerons

Encyclop'APHID

Virus

Il y a un peu plus de 100 ans que l'existence des virus est connue chez les plantes et chez l'homme. Les virus deviennent des modèles d'étude privilégiés en biologie moléculaire. Leurs acides nucléiques sont en effet les plus connus, car ils sont porteurs d'un nombre réduit d'informations génétiques qu'il est relativement facile d'étudier et de manipuler. Les virus phytopathogènes sont doués d'une redoutable aptitude à pénétrer la cellule végétale et à y introduire des informations génétiques étrangères.

Les maladies virales des plantes

Les virus sont des parasites obligatoires. Ils se multiplient au dépend de leur hôte. Leur présence perturbe les processus physiologiques des organes et tissus des plantes. Les symptômes se manifestent par des altérations de la couleur, des déformations tissulaires et des nécroses. Ces perturbations peuvent conduire à d’importantes pertes de rendement (diminution du nombre de grains, de leur poids…) et à une altération de la qualité (modification de l’aspect des fruits, de la texture…).

Pucerons vecteurs de virus

Les pucerons ailés créent des contacts indirects entre les plantes distantes et immobiles. Au cours de leur déplacement, ils s’alimentent sur les plantes en absorbant la sève et des virus si la plante est contaminée. Ainsi ils transmettent et propagent de très nombreuses espèces virales dans l’environnement. Il existe plusieurs milliers d’associations différentes faisant intervenir une espèce de puceron, un virus et une plante. Une même espèce de puceron peut transmettre de nombreux virus différents : Myzus persicae, par exemple, transmet plus d'une centaine d'espèces virales. Un même virus peut infecter plusieurs espèces botaniques : de nombreuses graminées cultivées et sauvages, par exemple, peuvent héberger le virus de la jaunisse nanisante de l’orge (BYDV). Enfin un même virus peut être transmis par plusieurs espèces de pucerons : ce qui est le cas par exemple du BYDV avec Rhopalosiphum padi, Sitobion avenae et Metopolophium dirhodum.

L’efficacité de transmission

Elle est liée au comportement de recherche de la plante hôte. Lorsque le puceron atterrit sur une plante, il réalise des piqûres d’essai superficielles et brèves pour goûter et voir si elle lui convient. Si oui, il s’immobilise, enfonce ses stylets jusqu’au phloème et se nourrit longuement, sinon, il repart à la recherche d’une nouvelle plante. Il peut prélever un virus aussi bien pendant les piqûres d’essai que pendant les piqûres d’alimentation. Les virus et le mode de transmission sont spécifiques à un type de piqûre.

Les principales phases de la transmission sont:

  • Acquisition : le vecteur se charge en virus dans une plante malade.
  • Latence : laps de temps qui s’écoule entre l’acquisition et le moment précis où le vecteur sera apte à infecter une plante saine. Il deviendra alors infectieux. La latence concerne le vecteur.
  • Rétention : laps de temps durant lequel le vecteur demeure infectieux après un repas contaminant.
  • Inoculation : le vecteur infectieux introduit le virus dans la plante.
  • Incubation : laps de temps qui s’écoule entre l’inoculation et l’extériorisation des symptômes sur la plante.

On définit plusieurs modes de transmission : non persistant, persistant et semi-persistant, selon que le virus est circulant ou non-circulant dans le puceron.