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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Un glossaire pour une compréhension mutuelle

Quelques définitions de termes usuels partagées par les scientifiques des différentes disciplines et les praticiens impliqués dans le projet.

Remarques préliminaires :

- les définitions sont données en référence à la notion de socio-écosystème, ou système socio-écologique, dont la composante sociale et la composante écologique sont considérées de façon symétrique et non hiérarchique (voir ci-dessous la définition de socio-écosystème);

- certains termes sont parfois utilisés avec différentes acceptions, nous donnons ici l’acception que nous avons adoptée dans le cadre du projet INFORMED;

- certaines de ces définitions sont intégralement ou partiellement tirées (ou traduites) d’autres sources, elles apparaissent en italique et la [source] est citée.

Adaptation

Adaptation est un terme polysémique, le sens doit en être précisé à chaque utilisation. Adaptation peut avoir le sens d’ “être adapté”, pour caractériser l’état d’une société, d’un écosystème, d’une population, d’un caractère qui est en phase avec son environnement actuel. En biologie, l’adaptation est aussi un ensemble de processus écologiques et évolutifs qui rendent les individus et les populations plus ou moins adaptés à leur environnement. Enfin, le terme adaptation désigne aussi une stratégie d’actions, pratiques techniques ou politiques, visant à améliorer la réponse aux changements globaux, en s’appuyant sur les processus écologiques et évolutifs précédents.

Biodiversité 

La biodiversité recouvre l’ensemble de la diversité du vivant sur terre, on lui reconnaît classiquement trois niveaux d’organisation: le niveau génétique (intra-spécifique), le niveau des espèces et celui des écosystèmes. Plus généralement, derrière le terme de biodiversité on peut définir différents niveaux d’organisation du vivant: on parle par exemple on parle de biodiversité fonctionnelle. La biodiversité est caractérisée par sa composition et son organisation. La biodiversité observée n’est ni figée ni optimale par rapport aux conditions locales. La biodiversité observée est une capture instantanée, elle résulte de processus dynamiques permanents au sein de chaque niveau d’organisation et entre niveaux d’organisation.

Échelles

Ce projet aborde différents horizons temporels pour traiter du risque et des incertitudes, pour élaborer des scénarios et réaliser des simulations, pour évaluer des stratégies de gestion et d’innovations : 2035 (court-terme), 2050 (moyen-terme), 2100 (long-terme). Les incertitudes croissent aux échelles de temps supérieures, mais les contraintes à l’innovation diminuent. Chaque option de gestion répond à des objectifs ciblés pour un horizon temporel (en général) mais elle a des bénéfices et des risques associés à toutes les échelles de temps, qu’il faut prendre en compte.

Les échelles spatiales prises en compte dans ce projet vont du peuplement, c’est-à-dire une unité élémentaire de gestion ou d’aménagement, au massif forestier, c’est-à-dire un territoire comprenant plusieurs aménagements forestiers et éventuellement d’autres écosystèmes. À une échelle plus fine, la parcelle est l’unité de base sur laquelle portent les pratiques sylvicoles. Des échelles plus larges doivent aussi être prises en compte pour contextualiser les cas d’études, par exemple pour l’élaboration de scénarios climatiques ou socio-économiques.

Efficacité, Substitution, Reconceptualisation (ESR)

ESR est une grille d’analyse proposée par Hill (1995) afin de caractériser des stratégies pour l’adaptation en regard des modifications induites sur le système. L’efficacité est une stratégie qui ne change pas la composition du système mais qui vise à optimiser l’utilisation de ressources raréfiées, c’est par exemple le cas d’une stratégie de réduction de densité du peuplement. La substitution va un cran plus loin en changeant certaines composantes du système afin de garder les mêmes objectifs, c’est le cas par exemple d’un changement de matériel forestier de reproduction visant à maintenir la production de bois. La reconceptualisation est une démarche holistique visant à réorganiser le système et à redéfinir ses orientations, par exemple passer d’un objectif de production de bois à un objectif de conservation de la biodiversité voire passer à un autre écosystème.

Fonctions écosystémiques

Les fonctions écosystémiques sont les processus biologiques, géochimiques et physiques en œuvre au sein de l’écosystème, qui dépendent des différentes composantes de la biodiversité et de leurs interactions avec l’environnement. Dans les systèmes forestiers, les pratiques de gestion peuvent avoir un impact sur les fonctions écosystémiques à travers leurs impacts sur la biodiversité, les structures ou les ressources de l’écosystème.

Gestion adaptative (Fig. 1)

La gestion adaptative ne doit pas être confondue avec la gestion pour l’adaptation (voir adaptation). La gestion adaptative est un processus systématique d’ajustement en continu des politiques et des pratiques par apprentissage à l’issue des pratiques et politiques antérieures. Chaque action de gestion est vu comme une expérimentation destinée à tester des hypothèses et évaluer le système comme une forme d’apprentissage. La gestion adaptative identifie les incertitudes puis développe des méthodologies permettant de tester des hypothèses sur ces incertitudes. La gestion est non seulement un outil pour changer le système, mais aussi un outil pour comprendre le système. [Tiré de http://www.resalliance.org/glossary]

Incertitude (Fig. 2

L’incertitude est une situation d’information imparfaite ou incomplète. L’incertitude peut avoir plusieurs origines : (i) des processus stochastiques (par exemple l’incertitude sur l’issue de la recombinaison génétique lors d’une reproduction sexuée), (ii) l’imprécision de l’information (par exemple l’incertitude sur les valeurs de paramètres dans un modèle), (iii) la représentation du système (par exemple différentes prédictions fournies par différents modèles, on parle d’incertitude structurelle), ou (iv) l’ignorance (par exemple incertitudes sur les variables d’entrée d’un modèle ou sur des interactions complexes).

Selon sa nature, l’incertitude peut être quantifiée ou non, réduite ou non. Dans une chaîne de modèles, toutes les incertitudes se propagent.

Innovation (sociale et technologique) (Fig. 3)

Dans le cadre de la stratégie européenne EU2020, l’innovation sociale qui s’appuie sur la mobilisation de la créativité des individus est considérée comme une voie efficace vers des solutions innovantes, en appui des innovations technologiques, pour une meilleure valorisation de ressources limitées, pour la promotion d’une société de la connaissance et de l’innovation (BEPA, 2011: 7). L’innovation sociale peut-être définie comme la capacité de créer et de mettre en œuvre de nouvelles idées visant à produire de la valeur (intérêts économiques individuels) et satisfaisant des demandes sociales (besoins sociétaux) qui ne sont traditionnellement pas pris en compte par les marchés ou les institutions existantes. Selon cette définition, l’innovation sociale peut inclure de nouvelles organisations institutionnelles (par exemple de nouveaux règlements, de nouvelles lois, de nouvelles procédures administratives), de nouvelles interactions entre les acteurs (nouvelles formes de collaborations, nouveaux réseaux, nouvelles attitudes, nouvelles valeurs, nouveaux comportements) et/ou de nouveaux champs d’activités (entrepreneuriat social, entreprises sociales, nouveaux usages des forêts) contribuant à améliorer le bien-être des populations humaines (EC, 2013 and 2015). Ainsi, au moins deux approches de l’innovation sont prises en compte dans la gestion des ressources liées à la forêt et dans la bio-économie du secteur forestier : l’approche technologique, plus traditionnelle, et At least two approaches to innovation are used in the forest-related resources management and bio-based economy based on forestry: une approche traditionnelle basée sur l’innovation technologique, et une approche plus nouvelle, basée sur l’innovation sociale, dont les principales caractéristiques sont résumées sur la Fig. 3.

Perturbation

Issue de l’écologie, la notion de perturbation peut être étendue aux socio-écosystèmes. Le perturbation est un événement ponctuel dans le temps qui affecte les ressources, les populations ou, plus globalement, les structures et les processus du système, créant ainsi les conditions d’installation de nouveaux individus ou d’émergence de nouvelles structures. La perturbation peut être internalisée comme un processus de la dynamique propre du système (par exemple pour les forêts de pyrophytes ou les ripisylves) ou considérée comme extérieure au système.

Le régime des perturbations, défini à une échelle régionale et sur le temps long, façonne l’écosystème. Les principales caractéristiques du régime des perturbations sont l’ampleur (spatiale), la fréquence (ou le temps de retour), l’intensité ou la durée des perturbations.

Résilience, Résistance, Récupération

En écologie, la résilience caractérise la capacité de persistance de systèmes instables (Holling, 1973). On définit ici la résilience comme la capacité d’un système à supporter la perturbation et à se réorganiser tout en changeant, préservant ainsi ses fonctions, ses structures, son identité [Tiré de http://www.resalliance.org/glossary].

La résilience est ainsi complémentaire des caractéristiques de stabilité telles que la résistance, c’est-à-dire l’intensité de la perturbation nécessaire à faire changer le système, ou la récupération, ou temps de retour à l’équilibre après perturbation.

Dans ce projet, on considère comme résilience spécifique (ou « résilience de quoi à quoi ») la capacité du système à maintenir les services écosystémiques objectifs au-dessus d’un seuil minimal tout en changeant. On considère aussi la résilience générale comme la capacité de maintenir un écosystème forestier quel qu’il soit, même si les services écosystémiques objectifs sont radicalement différents. La résilience peut être renforcée par action sur les structures écologiques ou sociales du socio-écosystème.

Dans un socio-écosystème, on peut définir des mesures et des seuils pour différentes composantes écologiques ou sociales de la résilience. Les composantes de la résilience reflètent trois caractéristiques du système :

  • la variation d’état que le système peut subir sans changer de nature, c’est-à-dire, dans notre cas, sans remettre en cause les services fournis (résilience spécifique) ou sans passer à un écosystème non forestier (résilience générale);
  • le degré d’auto-régulation du système;
  • la capacité d’apprentissage et d’adaptation du système.

Risque

Le risque, possibilité de perdre quelque chose de valeur, résulte de l’exposition d’un capital (au sens large) à une menace. Il existe différentes stratégies de réduction du risque, qui peuvent être combinées : réduire l’exposition, réduire la vulnérabilité, réduire la menace ou réduire la valeur du capital exposé.

Un risque peut être connu (son occurrence reste incertaine) ou inconnu, mesurable ou non. Le principe de prévention traite des risques connue, le principe de précaution traite des risques inconnus. Dans un contexte de changement, il est important de comprendre les échelles temporelles et spatiales du risque considéré, éventuellement de les gérer.

Services écosystémiques (Fig. 4)

D’un point de vue anthropocentré, les services écosystémiques sont les contributions directes et indirectes de l’écosystème au bien-être humain. D’un point de vue plus large, considérant que les agents humains et non-humains sont en interaction au sein du socio-écosystème, les services écosystémiques sont les bénéfices que tous les agents peuvent tirer du système. Les services écosystémiques résultent des fonctions écosystémiques. Dans ce projet, nous utilisons la classification internationale standardisée CICES qui classe les services écosystémiques en trois sections (puis sous-sections) : services d’approvisionnement, services de régulation et support, services culturels. A partir de la liste CICES, nous avons identifié a priori 18 services d’intérêt potentiel dans les forêts Méditerranéennes.

On distingue les services écosystémiques qui sont des objectifs directs de la gestion courante et les services non-objectifs, ces derniers pouvant néanmoins être corrélés aux précédents et peuvent devenir de futurs objectifs. Les corrélations positives ou négatives entre services sont rarement, voire jamais, intrinsèques, ce sont des variables contingentes qui dépendent à la fois du contexte social et écologique et de la gestion.

Scénarios (Fig. 5)

Un scénario est une description réaliste, cohérente et plausible des états futurs possibles du monde (IPCC 2013). Les scénarios sont incertains, multidimensionnels (ils intègrent de l’information sur une large gamme de facteurs biophysiques et socio-économiques), schématiques (ils soulignent des éléments essentiels et sont peu contingents aux conditions locales), pluriels (il en faut au moins deux pour refléter une gamme d’incertitudes dans les projections (Lempert 2013). La démarche d’utilisation de scénarios ne cherche pas à prédire le futur mais à mieux appréhender les incertitudes et la diversité des futurs possibles, afin d’évaluer la robustesse des décisions prises ou des options de gestion pour une large gamme de futurs possibles.

On distingue différents types de scénarios, pour différents usages. La Plate-forme Intergouvernementale sur le Biodiversité et les Services Ecosystémiques (IPBES) propose une typologie en quatre groupes : les scénarios exploratoires pour explorer les trajectoire plutôt que les états finaux des systèmes, utilisés dans ce projet, les scénarios ciblés qui explorent les différents chemins menant à un état final objectif donné, les scénarios ex-ante qui explorent les futurs possibles et les scénarios ex-post pour une analyse rétrospective.

Socio-écosystèmes (SES) ou systèmes socio-écologiques (Fig. 6)

La notion de socio-écosystème est un cadre d’analyse de systèmes locaux intégrant les interactions entre un compartiment écologique et un compartiment socio-économique. Les deux compartiments du système sont décrits de façon symétrique avec leurs structures et leurs processus respectifs. La dynamique propre de chaque compartiment a un impact sur et est influencé par l’autre (l’agentivité est reconnue aux agents non-humains). La gestion de l’écosystème détermine directement les structures écologiques, ayant de ce fait un impact sur les processus écologiques, les fonctions écosystémiques et, in fine, les services écosystémiques.

Les frontières du SES sont définies par les agents et les processus internalisés dans le système. Les facteurs de pression externes sont l’environnement global, notamment climat, le contexte socio-économique, politique et institutionnel, ainsi que les interactions avec les autres écosystèmes et socio-systèmes adjacents.

Transformabilité

La transformabilité d’un système est sa capacité à générer un système fondamentalement nouveau lorsque les conditions écologiques, économiques ou sociales (y compris politiques) ne permettent plus la persistance du système en place. [Tiré de http://www.resalliance.org/glossary].

Dans un contexte de changement, cette définition peut être étendue aux situations où les conditions externes actuelles sont encore compatible avec la persistance du système en place.

Vulnérabilité

La vulnérabilité est la potentialité d’un système d’être affecté par les effets d’un environnement hostile.