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RTR MIDI

Journée d'études - Ecologie pour la ville, écologie de la ville

16 avril 2015 - Tours

affiche journée etudes ecologie ville
Rapports Homme - Milieu en contexte urbain L’objectif de cette journée était d’aborder les entrelacements entre « ville » et « écologie » (dans toutes leurs dimensions respectives) avec comme angle d’attaque spécifique la ville comme ensemble de contraintes spatiales pour les écosystèmes, moyen de prendre soin de la biodiversité ou encore comme lieu et moment de cristallisation « du désir de nature(s) ».

Journée d’études_Ecologie pour la ville, écologie de la ville !

Rapports homme-milieu en contexte urbain.

Cette journée fut structurée autour de deux moments : une matinée[1] dédiée à la présentation de travaux doctoraux en cours à l’UMR CITERES et leur mise en perspective d’une conférence donnée par Christian CALENGE (géographe) ; un après-MiDi d’échanges dont l’objectif était de lancer les premières pistes de réflexions pour dessiner les orientations d’un colloque d’envergure à l’horizon 2016 dans le cadre de l’axe 3 du réseau MiDi.

De ces échanges fournis et de ces débats, il est possible de dégager un horizon pour la thématique d’un colloque à venir et pour la structuration de l’axe 3.

De portée tant philosophique (manière de penser notre rapport à nous-même et au monde), politique (« en commun » à définir) qu’opérationnelle (modalités d’actions à toutes échelles et interactions entre ces échelles et les modalités adoptées), cet enseignement peut être formulé en une injonction : redéfinir le compromis entre l’homme et la nature. Considérant l’homme aussi bien comme personne que comme société, abordant la nature dans toutes ses dimensions (symbolique, esthétique, écosystémique, etc.), les participants ont pu se focaliser sur des notions comme « responsabilité », « éthique », « démocratie », « en commun ». Dans un « air du temps » partagé par nos sociétés qui se veut catastrophiste et pose l’urbain comme un réel problème, cet appel à la redéfinition d’un pacte qui aurait été rompu conduit surtout à poser différemment celui-ci tant, d’une part le constat d’une forte adaptabilité du vivant à la pression anthropique semble partagé et tant, d’autre part, le focus sur l’urbain (en tant qu’habitat humain) paraît, à l’échelle du globe, surdimensionné au regard des autres problématiques. Quel statut et quel espace donner à la nature en milieu urbain ? Quelles valeurs sont attachées à la nature en milieu urbain ? Comment mesurer ces derniers ? Où « la nature » se trouve-t-elle en milieu urbain ? Prend-t-on en compte toutes les formes de nature(s) lorsque nous mobilisons celle-ci ou quelle (s) nature(s) privilégions-nous lorsque l’intérêt se porte sur les rapports homme/milieu[2] ? Que peut nous apprendre le concept de naturalité de notre questionnement ? Si notre intérêt à ces questions est aujourd’hui décuplé, chausse-t-on les bonnes lunettes et notre champ de vision n’est-il pas restreint ?

Cette journée d’étude a permis de jeter les bases du colloque « Action-Nature » qui s’est déroulé en juin 2016.

[1] Conférence: C. CALENGE : « De la nature en ville : vingt ans après ». Atelier des thèses : S.BAÏT : « Habiter le jardin et le monde dans un pavillon de promoteur : exemples franciliens », M.BRUN : « Caractérisation des délaissés urbains et contributions potentielles à la trame verte et bleue », N.COSSAIS : « Espaces d’eau et de nature en ville : bilan de l’expérience de la gestion des eaux pluviales au Grand Lyon ».

[2] Il est possible d’illustrer cette question à travers l’exploration des raisons qui ont fait et font toujours privilégier l’entrée de ce rapport en milieu urbain par le végétal bien plus que par l’animal.

Email : denis.martouzet@univ-tours.fr