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Le World Cancer Research Fund (WCRF) et l’American Institute for Cancer Research (AICR) actualisent les niveaux de preuve des relations nutrition et cancer de la prostate

10 décembre 2014

Le rapport qui vient d’être publié par le WCRF et l’AICR établit pour la première fois l’augmentation du risque de cancer avancé de la prostate par la corpulence (facteur de risque modifiable) et par la taille à l’âge adulte quel que soit le stade du cancer, avec un niveau de preuve probable.

Contexte

En collaboration avec l’Imperial College (Londres), le WCRF et l’AICR actualisent le rapport d’experts de 2007 de manière séquentielle pour toutes les localisations de cancer. L’actualisation a examiné successivement le cancer du sein en 2010, le cancer colorectal en 2011, le cancer du pancréas en 2012, le cancer de l’endomètre en 2013 puis le cancer de l’ovaire et celui de la prostate en 2014. Un rapport sur les liens entre la survie des patientes atteintes d’un cancer du sein et la nutrition a également été publié en 2014.

Méthodologie

L’actualisation relative au cancer de la prostate repose sur la revue systématique des études de cohortes et des essais randomisés contrôlés publiés jusqu’au 30 avril 2013. En plus des publications correspondant au rapport WCRF/AICR de 2007, 217 nouveaux articles ont été identifiés.

Evolution des niveaux de preuve entre 2007 et 2014

Deux nouvelles relations sont établies :

  • Un niveau de preuve probable est établi pour l’augmentation du risque de cancer avancé de la prostate associée à la corpulence, c’est-à-dire au surpoids et à l’obésité (estimés par l’indice de masse corporelle*) et à l’adiposité abdominale (estimée par le tour de taille et le rapport du tour de taille sur le tour de hanche).
  • Un niveau de preuve probable est établi pour l’augmentation du risque de cancer de la prostate associée à la taille à l’âge adulte.

* L’indice de masse corporelle est défini comme le rapport poids (kg) / taille au carré (m²)

Six niveaux de preuve sont atténués :

  • Le niveau de preuve de l’augmentation du risque de cancer de la prostate associée à une alimentation riche en calcium est devenu suggéré (probable en 2007).
  • Le niveau de preuve de l’augmentation du risque de cancer de la prostate associée à une faible concentration en sélénium dans le plasma est devenu suggéré (probable en 2007 pour les aliments contenant du sélénium).
  • Le niveau de preuve de la diminution du risque de cancer de la prostate associée à la consommation d’aliments contenant du lycopène est devenu non concluant (probable en 2007).
  • Le niveau de preuve de la diminution du risque de cancer de la prostate associée à la consommation de compléments alimentaires à base de sélénium est devenu non concluant (probable en 2007).
  • Le niveau de preuve de l’augmentation du risque de cancer de la prostate associée à la consommation de charcuteries est devenu non concluant (suggéré en 2007).
  • Le niveau de preuve de la diminution du risque de cancer de la prostate associée à la consommation de légumineuses est devenu non concluant (suggéré en 2007).

Les autres niveaux de preuve sont inchangés :

  • Le niveau de preuve de l’augmentation du risque de cancer de la prostate associée à la consommation de produits laitiers reste suggéré.
  • Le niveau de preuve de l’augmentation du risque de cancer de la prostate associée à une faible concentration d’alpha-tocophérol (vitamine E) dans le plasma reste suggéré (analysé en 2007, mais le niveau de preuve portait sur la consommation d’aliments contenant de l’alpha-tocophérol).
  • Le niveau de preuve de l’association entre la consommation de bêta-carotène et le risque de cancer de la prostate reste improbable.
  • Pour les autres facteurs nutritionnels étudiés, les données disponibles sont encore insuffisantes, les niveaux de preuves restent non concluants.

Niveau de preuve des relations entre les facteurs nutritionnels et le risque de cancer de la prostate (rapport CUP WCRF/AICR 2014)

Diminution du risque
Augmentation du risque

Probable

  • Corpulence**
  • Taille à l’âge adulte

Suggéré

  • Produits laitiers
  • Alimentation riche en calcium
  • Faible concentration d’alpha-tocophérol dans le plasma
  • Faible concentration en sélénium dans le plasma

Improbable

Bêta-carotène

** Concerne uniquement le stade avancé du cancer de la prostate

Sachant que seuls les niveaux de preuve convaincant ou probable donnent lieu à des recommandations pour la prévention nutritionnelle des cancers, ces dernières données confirment une nouvelle fois l’importance de cibler, notamment chez les hommes, la prévention du surpoids, de l’obésité, et de l’adiposité abdominale. Celle-ci passe par la promotion d’une alimentation équilibrée et diversifiée et de la pratique d’une activité physique régulière.