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Les autorités de santé britanniques ont mis à jour leurs recommandations sur la consommation d’alcool

03 février 2016

Au Royaume-Uni, les recommandations sur la consommation d’alcool, qui dataient de 1995, viennent d’être révisées. Le seuil de consommation au-delà duquel le risque pour la santé est important a été abaissé à 14 unités par semaine, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Les femmes enceintes sont désormais invitées à une abstinence totale durant toute la durée de leur grossesse.

Contexte

En 2012, au Royaume-Uni, la consommation moyenne d’alcool a été estimée à 13,7 unités* par semaine, soit 2 unités/jour. De plus le « binge drinking**» est une pratique répandue et considérée comme un problème majeur dans ce pays : selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en 2010, 28 % des personnes de 15 ans et plus avaient déclaré avoir eu un épisode de « binge drinking » dans le mois précédant l’enquête (Global status report on alcohol and health, 2014). A la demande des autorités de santé britannique, trois groupes d’experts ont travaillé de 2013 à 2015 sur la mise à jour des recommandations concernant les effets de la consommation d’alcool sur la santé. 

*Au Royaume-Uni, 1 unité d’alcool correspond à 8 grammes d’alcool pur.
**Correspond à une consommation d’au moins 60 grammes d’alcool pur en une occasion dans les 30 jours qui précédent.

Méthodes et objectifs

Le 1er groupe d’expert a étudié les relations entre la consommation d’alcool et les effets sur la santé. Dans ce cadre, 44 revues systématiques et méta-analyses parues depuis 1995 ont été étudiées et des experts canadiens et australiens ont été auditionnés.
Le 2nd groupe a analysé l’impact des recommandations sur les changements de comportement en matière de santé.
Le 3ème groupe, à l’aide des travaux des deux premiers groupes, a rédigé le nouveau guide des recommandations dont l’objectif est de transmettre les informations scientifiques les plus récentes sur la consommation d’alcool et le niveau de risque engendré afin que le grand public puisse prendre des décisions éclairées.

 De nouvelles recommandations dans trois situations

  • Consommation régulière

Les données actuelles concernant les effets de l’alcool sur les maladies chroniques et la mortalité montrent qu’il n’y a pas de niveau de consommation régulière sans risque pour la santé à long terme.

Afin de réduire les risques de l’alcool sur la santé, les experts britanniques recommandent de :

→ Ne pas dépasser 14 unités/semaine***.
→ Étaler sa consommation sur 3 jours ou plus, si celle-ci est de 14 unités/semaine.
→ Avoir plusieurs jours sans consommation d’alcool dans la semaine. Ces jours « sans alcool » peuvent aider à réduire sa consommation.

***En 1995, la limite était de 21 unités/semaine pour les hommes.

  • A chaque occasion

Pour réduire les risques sur la santé à court terme, il est conseillé de :

→ Limiter sa consommation d’alcool pour chaque occasion.
→ Boire lentement, en mangeant, et en alternant avec de l’eau.
→ Eviter les endroits et les activités risqués, s’assurer d’être entouré d’individus que l’on connaît et que l’on peut rentrer chez soi en sécurité.

Il est important de noter que certaines personnes sont plus à risque : jeunes adultes, personnes âgées, avec un faible poids, avec un problème de santé, prenant des médicaments. 

  • Grossesse

Les experts recommandent de ne pas consommer d’alcool durant la grossesse (ou lors d’un projet de grossesse).
Boire durant la grossesse a des conséquences à court terme sur le développement du fœtus et à long terme sur le développement de l’enfant. Cette augmentation de risques apparaît dès 1 à 2 unités/jour et augmente avec la quantité d’alcool consommée.

Focus sur les liens entre alcool et cancer

Dans le cadre de ce rapport, une actualisation des données scientifiques sur le risque de cancer et la consommation d’alcool a été réalisée et a fait l’objet d’un rapport annexe. Les études prises en compte pour ce rapport sont postérieures à la dernière évaluation des boissons alcoolisées par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) datant de 2009.

Les études récentes examinées renforcent l’évidence d’une relation causale entre la consommation de boissons alcoolisées et le risque de cancers des voies aérodigestives supérieures, du sein, du côlon-rectum, et du foie.

Certaines observations sont à confirmer :

  • Dans le cas du cancer du pancréas : une augmentation de risque est observée, toutefois l’existence d’une relation causale est moins claire.
  • Pour le « binge drinking** » : chez les hommes uniquement, il semble y avoir une augmentation du risque de cancer (notamment du pancréas) dès un épisode par mois de ce mode de consommation. Les experts soulignent la nécessité d’éclaircir ce point, notamment en ayant une définition claire du « binge drinking » et en réalisant de nouvelles études.

A partir des études récentes, les experts estiment que 4 à 6 % des nouveaux cas de cancers au Royaume-Uni seraient dus à la consommation de boissons alcoolisées.

 Conclusion

Suivant l’exemple de l’Australie en 2009 et du Canada en 2011, les autorités de santé britanniques diffusent en 2016 de nouvelles recommandations sur la consommation d’alcool intégrant l’évidence actuelle sur les relations entre les boissons alcoolisées, les maladies chroniques notamment le cancer et la mortalité, et tenant compte des caractéristiques de consommation de la population britannique.

En France également, un travail de révision des recommandations est actuellement en cours.
En effet, la consommation d’alcool en France est élevée. En 2014, l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) l’a estimée à environ 12 litres/habitant, soit 25 grammes**** d’alcool pur/jour.

****C’est-à-dire 2,5 unités de 10 grammes d’alcool pur telles que définies en France ou 3,1 unités de 8 grammes d’alcool pur telles que définies au Royaume-Uni.

Sur le site du gouvernement britannique (www.gov.uk)

 

Sur le site NACRe