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L’Anses rappelle le rôle primordial des professionnels de santé dans la nutrivigilance

06 janvier 2015

Depuis quatre ans, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement, et du travail (Anses) surveille les effets indésirables liés à la consommation de compléments alimentaires et d’aliments spécifiques. Ce dispositif est d’autant plus performant que les données transmises sont nombreuses et précises.

Contexte

L’offre de compléments alimentaires et de certains aliments spécifiques tels que les aliments et boissons enrichis (boissons énergisantes…) ne cesse d’évoluer. En parallèle, les circuits de distribution se diversifient et les habitudes des consommateurs changent.

En France, selon l’étude INCA 2 menée par l’Anses, un adulte sur cinq et un enfant sur dix consomment au moins occasionnellement des compléments alimentaires ou des vitamines et minéraux sous forme médicamenteuse. Parmi ces consommateurs, 23 % des adultes et 12 % des enfants en prennent toute l’année ou presque.

Bien que la sécurité sanitaire des aliments soit très encadrée et surveillée, ces nouveaux produits, souvent perçus comme anodins par les consommateurs, peuvent dans certaines conditions les exposer à des risques. L’objectif du dispositif de nutrivigilance de l’Anses est d’identifier ces risques puis de les évaluer, et le cas échéant d’émettre des avis ou recommandations à destination des professionnels de santé, des consommateurs et des fabricants. 

Bilan du dispositif de nutrivigilance

Depuis la mise en place du dispositif de nutrivigilance en 2010, l’Anses a reçu plus de 1500 signalements d’effets indésirables :

  • 76 % sont liés à la consommation de compléments alimentaires ;
  • 16 % sont liés à l’ingestion de boissons énergisantes ;
  • 8 % sont liés à d’autres aliments, en particulier des aliments enrichis ou des denrées destinées à une alimentation particulière.

Les effets indésirables le plus souvent signalés suite à la consommation d'un complément alimentaire touchent le foie (20 % des signalements), le système digestif (18 %), le système nerveux (12 %) et le cœur et les vaisseaux sanguins (10 %). Dans 16 % des cas, il s'agit de réactions allergiques.

L’implication des professionnels de santé est indispensable au bon fonctionnement du dispositif. Pour garantir la précision des informations, ce sont les professionnels de santé (médecins, pharmaciens, diététiciens…) qui sont chargés de déclarer les effets indésirables. Pour cela, un site Internet dédié a été mis en place sur lequel ils peuvent soit procéder à une télédéclaration, soit télécharger un formulaire à remplir et à renvoyer à l’Anses. L’Anses leur recommande de penser à interroger les patients sur leur consommation de produits concernés par le dispositif.

Toute personne présentant des effets indésirables est invitée à prendre contact avec un professionnel de santé (médecin, pharmacien, diététicien,…) afin que celui-ci effectue le signalement.

L’Anses rappelle les bons usages des compléments alimentaires

  • Les compléments alimentaires ne sont pas anodins.
  • La consommation de compléments alimentaires ne doit pas se substituer à une alimentation équilibrée et diversifiée et devrait être assortie d’un conseil personnalisé auprès d’un professionnel de santé.
  • Il est recommandé de respecter les consignes présentes sur l’étiquetage et d’être très vigilant vis-à-vis des produits mis en avant pour des propriétés « miracles » ou encore vendus en-dehors des circuits traditionnels, notamment par internet.
  • Les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et les personnes sous traitement médicamenteux ne doivent consommer des compléments alimentaires qu’après avoir consulté un professionnel de santé et ils doivent respecter les conditions d’emploi fixées par le fabricant et éviter des prises prolongées, répétées ou multiples au cours de l’année sans raisons spécifiques.
     

Sur le site de l’Anses (www.anses.fr)

 

Sur le site NACRe