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Réseau NACRe

Publication du 2nd rapport sur la survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989-2007

11 juin 2013

Ce rapport publié par le réseau des registres des cancers Francim, le service de biostatistique des Hospices Civiles de Lyon (HCL), l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) et l'Institut National du Cancer (INCa), montre une amélioration de la survie pour la plupart des cancers sauf pour les cancers liés au tabac et à l'alcool.

Contexte

Réalisée à partir des données des registres des cancers du réseau Francim, cette étude porte sur 427 000 personnes soit tous les nouveaux cas de cancer diagnostiqués entre 1989 et 2007 chez les patients âgés de plus de 15 ans, recensés dans 12 départements couverts par les registres participants à l’étude. Ce rapport fournit pour 47 localisations de cancers tous stades confondus des estimations actualisées de survie à 1, 3, 5 et 10 ans après un diagnostic de cancer.

Cette étude utilise une nouvelle méthode d’estimation de la survie nette permettant ainsi de fournir des estimations non biaisées de survie, plus proches de la réalité que les méthodes classiques.

Définition de la survie nette

La survie nette est la survie que l’on observerait si la seule cause de décès des patients atteints de cancer était le cancer, contrairement à la survie brute pour laquelle toutes les causes de décès sont prises en compte. La survie nette est un indicateur épidémiologique important. Il permet des comparaisons entre pays et entre différentes périodes à l’échelle d’une population car il ne dépend pas de la mortalité liée aux autres causes de décès.

Principaux résultats de l’étude

  • La survie nette des personnes atteintes de cancer varie considérablement selon la localisation cancéreuse.
     
  • Les cancers de mauvais pronostic (survie nette à 10 ans inférieure à 33 %) représentent 40 % des cancers chez l’homme et seulement 16 % chez la femme.
     
  • Les cancers de bon pronostic (survie nette à 10 ans supérieure ou égale à 66 %) représentent 52 % des cancers chez la femme et seulement 28 % chez l’homme.
     
  • Une amélioration de la survie nette à 5 ans est observée entre 1989 et 2004 pour la plupart des cancers étudiés. Cette amélioration peut être attribuée aux progrès thérapeutiques pour certains cancers mais aussi, pour une grande part, à un diagnostic plus précoce facilitant souvent la prise en charge.

Focus sur les cancers les plus fréquents

Entre 1990 et 2002, la survie nette à 5 ans des cancers les plus fréquents en France, est passée de :

  • 70 % à 90 % pour le cancer de la prostate
     
  • 81 % à 89 % pour le cancer du sein
     
  • 53 % à 57 % pour le cancer colorectal
     
  • 14 % à 15 % pour le cancer du poumon
     

Malgré les progrès de la survie mis en évidence dans cette étude pour la plupart des cancers étudiés, certains cancers restent de mauvais pronostic. C’est en particulier le cas des cancers associés au tabac et à l’alcool (cancers du poumon et des voies aéro-digestives supérieures), ce qui souligne l’importance des actions de prévention primaire afin de diminuer l’incidence de ces cancers.