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Le rapport de l’OCDE "Lutter contre la consommation nocive d’alcool : politiques économiques et de santé publique", disponible en français

04 décembre 2015

La consommation nocive d’alcool est une cause majeure de maladies et de mortalité prématurée dans le monde. Ce rapport examine les impacts sanitaires, sociaux et économiques des politiques traitant des méfaits liés à l’alcool. Publié en mai 2015 en anglais, il est maintenant disponible en français.

Définition de la consommation nocive d’alcool

Il n’est pas possible d’établir une frontière nette entre, d’un côté, une consommation d’alcool qui serait sans risque pour la santé et de l’autre, une consommation dangereuse ou excessive. En effet, même une consommation faible présente des risques. La consommation nocive d’alcool se caractérise par la concrétisation des dommages, physiques ou psychiques, liés à un usage d’alcool. Elle s’accompagne souvent de conséquences sociales négatives. La consommation nocive d’alcool n’est pas une situation stable : à moins d’une prise de conscience de cette consommation nocive et d’une décision suivie réellement de diminution ou d’arrêt de la consommation, l’évolution logique pour le consommateur à usage nocif est l’alcoolodépendance (souvent appelée "alcoolisme" dans le langage courant).

Source : Alcool info service

Objectif : étudier les tendances de consommation et évaluer les impacts des politiques pour réduire l’usage nocif de l’alcool

La consommation nocive d’alcool est une cause majeure de mortalité prématurée et de traumatismes dans le monde. On estime qu’en 2012, 5,9 % (3,3 millions) des décès et la perte de 5,1 millions d’années de vie en bonne santé étaient attribuables à la consommation d’alcool dans le monde. Les usages nocifs de l’alcool ont également des conséquences sociales et des retentissements économiques importants.

Réduire d’au moins 10 % l’usage nocif de l’alcool à l’échelle mondiale d’ici 2025 est la seconde des neuf cibles du plan d'action mondial de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020.

L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE)* fournit dans ce rapport une analyse détaillée des tendances et des disparités sociales de la consommation d’alcool dans les pays de l’OCDE et du reste du monde. Elle propose une évaluation des impacts sanitaires, sociaux et économiques des politiques traitant des méfaits liés à l’alcool au Canada, en République tchèque et en Allemagne, en identifiant des messages transposables dans le contexte d’autres pays.

Les données sur la consommation d’alcool en France sont issues de l’enquête sur la santé et la protection sociale menée tous les 2 ans par l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES).

*Fondée en 1960 par 18 pays européens, les Etats-Unis et le Canada, l’OCDE compte aujourd’hui 34 pays membres à travers le monde, de l’Amérique du Nord et du Sud à l’Europe et l'Asie-Pacifique.

Une consommation d’alcool globalement en légère baisse, mais une consommation nocive en augmentation

Malgré une baisse de 2,5 % en moyenne au cours de la période couverte par le rapport (1992-2012), avec des évolutions divergentes selon les pays, la consommation d’alcool annuelle recensée dans les pays de l’OCDE en 2012 correspond à 9,1 litres d’alcool pur par habitant en moyenne (l’équivalent de plus de 100 bouteilles de vin, ou de plus de 200 litres de bière de degré alcoolique moyen). Celle-ci reste bien au-dessus de la moyenne mondiale de 6,2 litres. Celle de la France, malgré l’une des plus fortes baisses depuis 30 ans, reste parmi les plus élevée de l’OCDE : elle correspond à 11,8 litres d’alcool pur par habitant de plus de 15 ans.

Il existe d’importantes disparités socio-économiques de la consommation nocive d’alcool, avec un gradient social opposé entre hommes et femmes, notamment en France : chez les hommes, les moins éduqués et ayant un statut socio-économique moins élevé ont davantage tendance à avoir une consommation d’alcool à risque, alors que chez les femmes ce sont celles qui sont les plus éduquées et ayant un statut socio-économique plus élevé.

Dans les pays examinés, les 20 % de la population qui boivent le plus consomment la majorité de la quantité totale d’alcool (50 à 90 % selon les pays). La France fait partie des pays où la consommation d'alcool est la moins concentrée dans la population : les 20 % de la population qui boivent le plus consomment la moitié de la quantité totale d’alcool, l’autre moitié est consommée par le reste de la population.

Beaucoup de pays de l’OCDE ont connu une hausse significative de certains modes d’alcoolisation à risque ("binge drinking*") en particulier chez les jeunes et les femmes. Les enfants font l’expérience de l’alcool et de l’ivresse de plus en plus tôt : en 2010, 43 % des garçons et 41 % des filles avaient fait l’expérience de l’ivresse, contre 30 % et 26 % respectivement en 2002. Or les personnes qui consomment de l’alcool à un jeune âge ont un risque plus élevé de souffrir de maladies aiguës et chroniques, et d’être confrontées à un problème de consommation excessive plus tard dans leur vie.

 *Phénomène consistant à boire le plus possible d’alcool en un minimum de temps.

Principales conclusions de l’évaluation des impacts sanitaires, sociaux et économiques des politiques traitant des méfaits liés à l’alcool

La consommation excessive d'alcool est associée à une plus faible probabilité de trouver un emploi, à plus d’absentéisme au travail, ainsi qu’à une productivité et des salaires plus faibles. La valeur totale de la production perdue à cause de la consommation nocive d’alcool est estimée à environ 1 % du PIB dans les pays à revenu élevé et moyen.

Fondées sur un modèle de simulation, les analyses de l’OCDE montrent que plusieurs politiques de lutte contre l’alcoolisme sont susceptibles de réduire les taux de surconsommation d’alcool, régulière ou épisodique, et la dépendance à l’alcool, de 5 % à 10 % dans les trois pays considérés (Canada, République tchèque et Allemagne).

L’étude de l’OCDE a révélé que la capacité des gouvernements d’élaborer et d’appliquer des stratégies globales de prévention en combinant les atouts de différentes approches est un élément clé de la réussite :

  • Des mesures de lutte contre l’alcoolisme ciblant en priorité les gros buveurs : la lutte contre la surconsommation impliquant notamment les médecins, et les contrôles du respect de la réglementation concernant l’alcool au volant pour réduire le nombre des victimes d’accidents de la route.
  • Des stratégies plus globales ont montré qu’elles permettaient d’améliorer la santé de la population en luttant contre la consommation nocive : augmenter les prix de l’alcool et notamment celui de l’alcool le moins cher, et réguler la promotion des boissons alcoolisées.

Beaucoup de politiques de lutte contre la consommation nocive d’alcool se financent d’elles-mêmes à travers des coûts de santé réduits, mais même les politiques les plus coûteuses ont des profils coût-efficacité très favorables en termes de santé, dans les trois pays examinés.

Ainsi, d’après l’OCDE, la mise en œuvre de ces stratégies permettrait aux pays membres de s’approcher notablement de l’objectif de réduire volontairement la consommation nocive d’alcool de 10 % d’ici 2025, adopté par l’Assemblée Mondiale de la Santé en 2013.
 

Sur le site de la bibliothèque en ligne de l’OCDE (www.oecd-ilibrary.org/fr)

 

Sur le site "Comparez votre pays" de l'OCDE (www.compareyourcountry.org)

 

Sur le site "Alcool info service" (alcool-info-service.fr)

 

Sur le site NACRe