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Dernière mise à jour : Mai 2018

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Alcool et risque de cancer, les principales données

Un rapport récent du Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) a estimé qu’en France, sur les 346 000 nouveaux cas de cancer de l’année 2015, 28 000 étaient attribuables à la consommation d’alcool, soit 8 % des nouveaux cas (8,5 % chez les hommes et 7,5 % chez les femmes). L’alcool est ainsi le second facteur de risque évitable de cancer après le tabac [1].

Infographie Alcool et risque de cancer France 2019

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Lien entre alcool et cancer

Niveau de preuve scientifique

De nombreux rapports d’expertise scientifique internationaux et français ont établi un lien entre la consommation d’alcool et le risque de développer un cancer.

Dès 1988, le CIRC a classé les boissons alcoolisées comme cancérogènes pour l’homme (Groupe 1). Cette conclusion a été confirmée lors des réévaluations de 2010 et 2012 [2,3,4].

En France, une expertise collective coordonnée par l’Institut National du Cancer (INCa) en 2015, a confirmé le résultat de ces évaluations, en concluant à une augmentation convaincante ou probable du risque de cancer pour plusieurs localisations, associée à la consommation de boissons alcoolisées [5].

Enfin, ces résultats sont concordants avec ceux du dernier rapport d’expertise scientifique du World Cancer Research Fund (WCRF) et de l’American Institute for Cancer Research (AICR) publié en 2018. A nouveau, celui-ci établit un niveau de preuve convaincant ou probable pour l’augmentation du risque de cancer pour plusieurs localisations, associée à la consommation de boissons alcoolisées [6].

Localisation de cancers - Consommation alcool France 2019

Il n’existe pas de seuil de consommation sans risque, puisque les données scientifiques disponibles montrent une augmentation significative du risque de cancer dès la consommation moyenne d’un verre par jour. De plus, ce risque augmente avec la quantité d’alcool consommée [7]. Ainsi, quelle que soit la boisson alcoolisée, toute consommation régulière d’alcool, même à faible dose, représente un risque de développer un cancer.

NB : dans le dernier rapport du WCRF/AICR (2018), la consommation d’alcool inférieure à 2 verres standard par jour est associée à une diminution du risque du cancer du rein. Toutefois, les experts indiquent que les mécanismes qui pourraient expliquer une diminution du risque restent à clarifier, et rappellent l’importance de considérer également que la consommation d’alcool est associée à une augmentation de risque pour plusieurs autres localisations de cancer.

Alcool et tabac : un risque accru

Les effets de l’alcool sont démultipliés lorsqu’ils sont associés à ceux du tabac. Les risques de cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, pharynx, larynx et œsophage) augmentent considérablement. Pour exemple, le risque de développer un cancer de la cavité buccale est multiplié par 45 chez les grands consommateurs de tabac et d’alcool [8].

Recommandations

En France en 2017, un nouveau repère de consommation pour l’alcool a été émis conjointement par l’agence Santé publique France et l’INCa. Ce repère, constitué de trois dimensions, vise à limiter les risques sur la santé au cours de la vie [9].

Sachant que toute consommation d’alcool comporte des risques pour la santé, pour les personnes choisissant de consommer de l’alcool, il est recommandé de :

  1. ne pas consommer plus de 10 verres standard par semaine ;
  2. pas plus de 2 verres standard par jour ;
  3. avoir des jours dans la semaine sans consommation.

En 2019, Santé publique France a intégré ce repère dans le cadre des nouvelles recommandations nutritionnelles destinées à l’ensemble de la population adulte française. Ainsi ce repère a été traduit de la manière suivante pour le grand public : il est conseillé de réduire sa consommation d’alcool, et de ne pas boire plus de 2 verres par jour et pas tous les jours [10].

Pour s’informer et se faire aider

Les personnes souhaitant limiter ou arrêter leur consommation d’alcool peuvent en discuter avec un professionnel de santé. Ce dernier pourra vous informer et, si besoin, vous orienter vers un centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), qui peut proposer gratuitement un soutien ou un suivi individuel.

Il est également possible de bénéficier d’une écoute et d’un soutien :

Enfin, Santé publique France a développé un outil en ligne, permettant d’évaluer sa consommation hebdomadaire d’alcool en quelques questions : https://alcoometre.fr/

Consommation d’alcool en France

La consommation d'alcool est généralement estimée en nombre de verres par jour. Cette estimation est le reflet d'une consommation moyenne calculée par rapport aux déclarations des sujets inclus dans les études. Le verre standard est normalisé et correspond à environ 10 g d'éthanol pur, quelle que soit la boisson alcoolisée consommée :

Dosage alcool

En France, la consommation d’alcool diminue depuis les années 1960, essentiellement en lien avec la diminution de la consommation de vin. En 2017, elle est estimée d’après les données de ventes à 11,7 litres d’alcool pur par habitant de 15 ans et plus, ce qui représente environ 2,5 verres standard par jour. Le vin est l’alcool le plus consommé, devant les spiritueux et la bière (figure 1) [11].

Toutefois, la France reste l’un des pays les plus consommateurs d’alcool au monde et des pays de l’Union européenne, même si elle ne se situe plus en tête du classement.

Figure 1 : Consommation d'alcool sur le territoire français en litres d'alcool pur par habitant âgé de 15 ans et plus (1961-2017)

Graphique consommation d'alcool 2017

Source : Organisation mondiale de la santé entre 1961 et 1989, groupe IDA de 1990 à 1999, Insee de 2000 à 2017

D'après le Baromètre Santé [12], les comportements de consommation d’alcool en France sont très différents selon l’âge et le sexe.

Parmi les 18-75 ans, la consommation est plus importante chez les hommes. Ainsi, les hommes sont trois fois plus nombreux à boire de l’alcool quatre à six fois par semaine (hommes : 8 % ; femmes : 3 %) ou tous les jours (hommes : 15 % ; femmes : 5 %).

Concernant les modes de consommation, on observe un profil de jeunes adultes ayant une consommation excessive et ponctuelle les conduisant plus souvent à l’ivresse, et un profil d’adultes plus âgés ayant une consommation importante et régulière :

  • la consommation quotidienne d’alcool concerne un quart des individus au-delà de 65 ans, contre 2 % des moins de 25 ans ;
  • à l’inverse, plus de la moitié des moins de 25 ans déclarent avoir eu une alcoolisation ponctuelle importante* au cours des 12 derniers mois, contre 20 % des plus de 65 ans [12].

*Plus de six verres d’alcool en une seule fois

Consommation d’alcool : situation des adultes français de 18-74 ans

Expo France-Illustration alcool

Plus précisément, pour hommes et femmes confondus : 19 % boivent plus de 2 verres d’alcool en une journée, 10 % boivent plus de 10 verres d’alcool par semaine et 8 % consomment de l’alcool plus de 5 jours par semaine.

   

Source : Baromètre Santé « Alcool » 2017

Références

[1] Shield KD, Marant Micallef C, Hill C, Touvier M, Arwidson P, Bonaldi C, et al. New cancer cases in France in 2015 attributable to different levels of alcohol consumption. Addiction. 2018;113(2):247‑56.

[2] International Agency for Research on Cancer. Alcohol drinking. Lyon: IARC, 1988. (IARC Monographs on the evaluation of carcinogenic risks to humans, Vol. 44). Disponible sur : <monographs.iarc.fr> (Consulté le 14.11.2019)

[3] International Agency for Research on Cancer. Alcohol Consumption and Ethyl Carbamate. Lyon: IARC, 2010. (IARC Monographs on the evaluation of carcinogenic risks to humans, Vol. 96). Disponible sur : <monographs.iarc.fr> (Consulté le 14.11.2019)

[4] International Agency for Research on Cancer. Personal Habits and Indoor Combustions. Lyon: IARC, 2012. (IARC Monographs on the evaluation of carcinogenic risks to humans, Vol. 100E). Disponible sur : <monographs.iarc.fr> (Consulté le 14.11.2019)

[5] Institut National du Cancer. Nutrition et prévention primaire des cancers : actualisation des données. Boulogne-Billancourt : INCa ; 2015. Voir le rapport

[6] World Cancer Research Fund / American Institute for Cancer Research. Food, Nutrition, Physical Activity, and the Prevention of Cancer: a Global Perspective. Washington DC: AICR, 2018. Disponible sur : <www.wcrf.org> (Consulté le 14.11.2019)

[7] Bagnardi V, Rota M, Botteri E, Tramacere I, Islami F, Fedirko V, et al. (2015). Alcohol consumption and site-specific cancer risk: a comprehensive dose-response meta-analysis. Br J Cancer. 112(3):580–93.

[8] Zeka A, Gore R, Kriebel D. Effects of alcohol and tobacco on aerodigestive cancer risks: a meta-regression analysis. Cancer Causes Control. 2003 Nov;14(9):897-906.

[9] Institut National du Cancer, Santé publique France. Avis d'experts relatif à l'évolution du discours public en matière de consommation d'alcool en France, mai 2017. Disponible sur : <www.santepubliquefrance.fr> (Consulté le 14.11.2019)

[10] Santé publique France. Recommandations relatives à l'alimentation, à l'activité physique et à la sédentarité pour les adultes. Janvier 2019. Disponible sur : <www.santepubliquefrance.fr> (Consulté le 14.11.2019)

[11] OFDT. Alcool : évolution des quantités consommées par habitant. Séries statistiques. OFDT, 2017. Disponible sur : <www.ofdt.fr> (Consulté le 14.11.2019)

[12] Richard JB, Andler R, Cogordan C, Spilka S, Nguyen-Thanh V, et le groupe Baromètre de Santé publique France 2017. La consommation d’alcool chez les adultes en France en 2017. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(5-6):89-97. Disponible sur : <www.santepubliquefrance.fr> (Consulté le 14.11.2019)