En savoir plus

Notre utilisation de cookies

« Cookies » désigne un ensemble d’informations déposées dans le terminal de l’utilisateur lorsque celui-ci navigue sur un site web. Il s’agit d’un fichier contenant notamment un identifiant sous forme de numéro, le nom du serveur qui l’a déposé et éventuellement une date d’expiration. Grâce aux cookies, des informations sur votre visite, notamment votre langue de prédilection et d'autres paramètres, sont enregistrées sur le site web. Cela peut faciliter votre visite suivante sur ce site et renforcer l'utilité de ce dernier pour vous.

Afin d’améliorer votre expérience, nous utilisons des cookies pour conserver certaines informations de connexion et fournir une navigation sûre, collecter des statistiques en vue d’optimiser les fonctionnalités du site. Afin de voir précisément tous les cookies que nous utilisons, nous vous invitons à télécharger « Ghostery », une extension gratuite pour navigateurs permettant de les détecter et, dans certains cas, de les bloquer.

Ghostery est disponible gratuitement à cette adresse : https://www.ghostery.com/fr/products/

Vous pouvez également consulter le site de la CNIL afin d’apprendre à paramétrer votre navigateur pour contrôler les dépôts de cookies sur votre terminal.

S’agissant des cookies publicitaires déposés par des tiers, vous pouvez également vous connecter au site http://www.youronlinechoices.com/fr/controler-ses-cookies/, proposé par les professionnels de la publicité digitale regroupés au sein de l’association européenne EDAA (European Digital Advertising Alliance). Vous pourrez ainsi refuser ou accepter les cookies utilisés par les adhérents de l'EDAA.

Il est par ailleurs possible de s’opposer à certains cookies tiers directement auprès des éditeurs :

Catégorie de cookie

Moyens de désactivation

Cookies analytiques et de performance

Realytics
Google Analytics
Spoteffects
Optimizely

Cookies de ciblage ou publicitaires

DoubleClick
Mediarithmics

Les différents types de cookies pouvant être utilisés sur nos sites internet sont les suivants :

Cookies obligatoires

Cookies fonctionnels

Cookies sociaux et publicitaires

Ces cookies sont nécessaires au bon fonctionnement du site, ils ne peuvent pas être désactivés. Ils nous sont utiles pour vous fournir une connexion sécuritaire et assurer la disponibilité a minima de notre site internet.

Ces cookies nous permettent d’analyser l’utilisation du site afin de pouvoir en mesurer et en améliorer la performance. Ils nous permettent par exemple de conserver vos informations de connexion et d’afficher de façon plus cohérente les différents modules de notre site.

Ces cookies sont utilisés par des agences de publicité (par exemple Google) et par des réseaux sociaux (par exemple LinkedIn et Facebook) et autorisent notamment le partage des pages sur les réseaux sociaux, la publication de commentaires, la diffusion (sur notre site ou non) de publicités adaptées à vos centres d’intérêt.

Sur nos CMS EZPublish, il s’agit des cookies sessions CAS et PHP et du cookie New Relic pour le monitoring (IP, délais de réponse).

Ces cookies sont supprimés à la fin de la session (déconnexion ou fermeture du navigateur)

Sur nos CMS EZPublish, il s’agit du cookie XiTi pour la mesure d’audience. La société AT Internet est notre sous-traitant et conserve les informations (IP, date et heure de connexion, durée de connexion, pages consultées) 6 mois.

Sur nos CMS EZPublish, il n’y a pas de cookie de ce type.

Pour obtenir plus d’informations concernant les cookies que nous utilisons, vous pouvez vous adresser au Déléguée Informatique et Libertés de l’INRA par email à cil-dpo@inra.fr ou par courrier à :

INRA
24, chemin de Borde Rouge –Auzeville – CS52627
31326 Castanet Tolosan cedex - France

Dernière mise à jour : Mai 2018

Menu Logo Principal

Inra Productions Animales

Alimentation des vaches laitières : Que penser des normes étrangères ?

INRA Prod. Anim. 5 (4), 269-270.

D. SAUVANT

INRA-INA PG Station de Nutrition et Alimentation, 16, rue Claude Bernard, 75231 Paris Cedex 05

Résumé 

Les trois articles qui suivent correspondent aux trois conférences que leurs auteurs ont faites le 27 février dernier à Tours, dans le cadre d’une journée organisée par le CAAA (Cycle Approfondi d’Alimentation Animale) et l’AFTAA (Association Française des Techniciens de l’Alimentation Animale). Le thème de cette journée était "Que penser des normes étrangères pour les VHP ?" Ce sujet avait été retenu parce que, grâce aux progrès des circuits d’information, les différents partenaires des filières animales ont un accès facile aux systèmes alimentaires pratiqués à l’étranger. De ce fait, un certain nombre d’entre eux s’interrogent, en toute logique, sur les qualités respectives des systèmes d’unités proposés dans différents pays et quelques uns d’entre eux ont même décidé "d’adopter" un système étranger, comme on achète un téléviseur japonais ou une voiture allemande. Ce type de comportement, admissible au niveau de l’individu ou au niveau de l’entreprise, pour un matériel par exemple, peut avoir des effets pervers lorsqu’il s’agit des unités d’alimentation. En effet, les règles d’usage et légales appliquées dans un pays ne peuvent s’appuyer que sur un langage clair et commun. En outre, on imagine le désarroi de l’éleveur, déjà sollicité à consommer de multiples intrants aux différents niveaux de son exploitation, qui verrait défiler des partenaires se recommandant chacun de tel ou tel système étranger. De grâce, soyons sérieux et raisonnables, l’élevage laitier français de 1992 n’a pas besoin d’un tel facteur de pertubation supplémentaire. Au cours des dernières décennies les chercheurs de l’INRA ont, sous l’impulsion de R. Jarrige, réalisé un effort coordonné unique au monde pour mettre au point, en 1978, et réviser, en 1988, des systèmes d’unités d’alimentation originaux et intégrant les dernières avancées de la recherche. Les chercheurs étrangers qui se sont penchés sur les systèmes INRA sont unanimes pour en reconnaître la qualité. Voici deux illustrations concrètes récentes, prises parmi d’autres, de leurs avis : D. Mertens, chercheur américain connu pour ses travaux et recommandations sur l’ingestion, s’est déclaré enchanté fin 1991 par "l’intelligence et la richesse" du système des unités d’encombrement. Il réfléchit actuellement sur la manière d’en intégrer les concepts dans des recommandations "made in USA". Les chercheurs des Pays-Bas, en particulier S. Tamminga, qui ont toujours conduit une recherche soutenue et de qualité en nutrition des ruminants, viennent de décider d’adopter le système PDI à quelques modifications mineures près. En cela ils suivent des décisions comparables des collègues espagnols, italiens, suisses, belges,... et il est probable qu’un système commun européen d’unités azotées qui, nous l’espérons, verra le jour avant l’an 2000, sera à forte coloration PDI !

Les articles de P. Faverdin, M. Vermorel et J.B. Coulon, F. Meschy et L. Guéguen, réalisent des études comparées des différents systèmes proposés pour raisonner l’ingestion, les apports énergétiques et en minéraux dans le cas des vaches laitières. Ces approches sont originales et ont été conduites avec une grande rigueur et une parfaite objectivité. Leur lecture permet donc de bien faire le point de la situation internationale vis-à-vis de ces systèmes ; elle permet également de se rendre compte que la situation actuelle n’a rien de figé, que l’effort de recherche se poursuit et que des progrès sont encore à venir d’ici la fin du siècle. Les chercheurs ont d’ailleurs déjà dans leurs cartons d’autres systèmes d’unités d’alimentation. Ainsi, une journée d’information était organisée le 26 février 1992, avec le même public, sur le futur "système acides aminés" qui permettra d’être encore plus précis que les PDI. D’autre part, si le besoin s’en fait sentir, en particulier en raison de la nouvelle PAC, les chercheurs de l’INRA pourraient mettre au point des systèmes permettant de mieux raisonner des problèmes tels que la supplémentation en matières grasses ou la fibrosité des rations. Ces différents aspects montrent clairement que dans le monde des sciences agronomiques appliquées, la France se place en fait en position d’exportateur et non d’importateur de systèmes d’unités d’alimentation. Une force motrice essentielle des progrès futurs sera vraisemblablement la diversité croissante des contraintes et des critères d’évaluation de la production animale. En effet, partant d’une situation où l’efficacité alimentaire était l’objectif dominant, on est amené à intégrer progressivement d’autres paramètres : la composition et la qualité du produit élaboré, le rejet de matières d’origine nutritionnelle susceptible de contribuer à la pollution de zones à forte densité d’élevage, le risque pathologique, le bien-être de l’animal... Tout ceci signifie que l’usage classique des systèmes d’unités consistant à calculer la ration à partir des besoins alimentaires, eux-mêmes étroitement dépendants des niveaux de production, devra être à l’avenir progressivement complété par une meilleure prise en compte des lois de réponse des vaches laitières aux variations de leur régime alimentaire.

Documents à télécharger